Kane Richards : « Toujours croire en mon rêve »

Crédit photo Zoé Soullard - DirectVelo

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Kane Richards a décroché son premier résultat en France, samedi dernier, au Grand Prix de Saint-Etienne Loire (voir classement). "C’était un circuit super dur, mais c’était fun, j’ai bien aimé. Ce sont des bonnes montées, mais à part le mur de fin ce n’était pas si pentu. Je me débrouille pas mal dans des ascensions comme ça. Certes je commençais à avoir du mal sur la fin, du fait de mon gabarit un peu plus imposant. Mais sinon ça allait".

À l’origine, le coureur de l’AC Bisontine n’avait pas spécialement prévu d’être devant, mais en suivant une vague il s’est retrouvé dans le bon coup pour jouer la gagne. "J’ai essayé de m’économiser le plus possible dans la dernière montée. Je n’ai pas pu suivre les trois premiers quand ils sont sortis. Mais avec le coureur d’Hexagone (Julien Marin, NDLR), on a réussi à ressortir du groupe de cinq où on était. On n’a jamais pu revenir devant, ils étaient un peu trop forts donc on arrive pour les 4e et 5e places".

« IL Y A LA CONNEXION »

L’Australien, originaire de Gold Coast au sud de Brisbane, se sent maintenant prêt à jouer aux avant-postes. Et s’il s’est distingué à Saint-Etienne et pas avant, c’est peut-être un peu à cause du ciel. Au sens propre. "C’est la première course où je ne prends pas la pluie ! Ça fait plaisir, j’ai profité de la journée, plaisante-t-il. Je suis content de ma course, j’avais des bonnes jambes, c’est cool d’avoir une bonne forme pour vraiment lancer ma saison". Et accessoirement, son expérience en N1. "Mon agent connait bien l’équipe, il m’a bien vendu, et j’ai de bons amis ici comme Will (Moloney-Morton) qui est déjà là. Il vit à Melbourne, on a beaucoup couru ensemble en Australie, donc il y a la connexion".

Jusqu’alors, Kane Richards évoluait sous les couleurs d’ARA Skip Capital, dans son pays, au niveau Continental. "On était venu en Europe pendant quatre mois. Le reste de l’année on était soit en Australie, soit en Asie. L’année dernière j’habitais en Espagne, j’ai couru en France, Belgique, Pays-Bas… Puis en rentrant en Australie je suis parti en Chine, à Hong Kong, en Malaisie". S’il a beaucoup voyagé, il souhaite maintenant tenter sa chance en France. "Cette année, je vais rester ici toute l’année. Ma compagne est chez Arkéa (Danielle De Francesco, NDLR), donc on va pouvoir rouler ensemble".

UNE SIGNATURE AVORTÉE CHEZ BLACK SPOKE

Si sa saison se passe bien, le vainqueur d’étape au Poyang Lake, en Classe 2, voudrait retrouver l’échelon supérieur. "J’aimerais retrouver une Conti, je n’étais pas loin l’année dernière, j’ai eu des discussions". Il devait d’ailleurs s’engager avec Black Spoke, anciennement ProTeam finalement disparue après la perte de son sponsor. "Malheureusement, ils n’ont pas continué, et c’était fichu pour rejoindre une autre équipe. Ces dernières années, ce n’est jamais passé très loin, mais ça n’a pas marché".

Malgré ses 27 ans, Kane Richards ne désespère pas. "J’essaye de toujours croire en mon rêve. Mais ce ne sera pas facile, mon âge est une barrière. On verra s’il y a une place en Continental mais pour le moment je me fais plaisir". Comme samedi dernier, à Saint-Etienne. "Je sprinte pas mal mais dans une journée comme celle-là, vallonnée, ça me plait bien. C’est mieux si la journée est difficile, avec du vent. Il ne faut pas non plus trop de montées, je pense que cette course était quand même une petite exception", rigole-t-il, en attendant peut-être de progresser lorsque la route s’élève.

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