Clara Copponi : « J'étais sur les freins »

Crédit photo Luca Bettini - Ivan Benedetto | SprintCyclingAgency - uec.ch

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Clara Copponi repart de Munich avec deux médailles d'argent du Championnat d'Europe Elites sur piste, une à l'Américaine ce mardi et une à l'Omnium la veille, sans oublier le bronze glané en poursuite par équipes. Pourtant, pour les deux courses en peloton, la Française était en position de décrocher l'or. La sociétaire de FDJ-Suez-Futuroscope revient sur ses prestations au micro de DirectVelo.

DirectVelo : Comment analyses-tu cette Madison ?
Clara Copponi : C'est une course à deux et pas à une et demie. Marion (Borras) était dans un mauvais jour. J'ai fait ce que j'ai pu pour limiter la casse. Je me sentais très bien. Il n'y avait aucun souci. J'étais revancharde après ma médaille d'argent à l'Omnium.

« JE LUI GUEULAIS DESSUS A CHAQUE RELAIS »

La France a fait la course en tête. La Grande-Bretagne est revenue à votre hauteur en prenant un tour et finalement, l'Italie qui a toujours été en embuscade, vous coiffe sur le fil.
Certaines équipes, comme la Grande-Bretagne, n'avaient pas d'autres choix que de miser sur le tour. Nous avons fait les sprints. Dans un bon jour, nous aurions pu tenter le tour. Les Italiennes ont été intelligentes et ont profité des circonstances de course. Marion Borras m'a dit dès le départ qu'elle n'était pas bien. Du coup, j'étais sur les freins, car je ne voulais pas tout donner en début de course. Je ne désirais pas lancer trop tôt.

Comment avez-vous géré cette différence de forme ?
J'ai donné mon maximum pour la motiver. Je lui gueulais dessus à chaque relais. Dès que je lui donnais la main, je lui disais quelque chose. Ça use aussi. C'est notre première Madison ensemble sur un grand Championnat. Nous avons de la matière pour nous améliorer et nous espérons que ça se passera mieux à Paris au Championnat du Monde en octobre.

« IL Y A ENCORE UNE COURSE DIMANCHE  »

À quel point la longueur  de la piste (elle faisait 200 mètres au lieu de 250 mètres) a-t-elle influencé votre course ?
Nous avons grandi ensemble à Bourges sur une piste de 200 mètres. Nous avons fait un stage juste avant sur une piste de la même longueur. Donc, ce n'est pas une découverte. Nous ne pouvons pas nous en servir comme excuse. Les sprints sont à la mort. Ils sont lancés à quatre tours. Sur une piste de 250 mètres, tu peux buter dans une ligne droite. Ici, tu ne sais pas buter car tu tournes en permanence.

Deux médailles d'argent dans ces Championnats, tu en penses quoi ?
Pour le moment, je suis déçue mais c'est le vélo. J'échoue à trois points hier, aujourd'hui à un. Il y a encore une course dimanche, avec l'épreuve sur ligne en route. L'équipe de France est à fond derrière moi. J'aurai le temps pour récupérer afin d'être performante dimanche.

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