Mattis Lebeau : « Je n’imaginais pas ça »

Crédit photo Nicolas Mabyle - DirectVelo

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Membre la N3 du Sprinter Nice Métropole, antichambre de Nice Métropole Côte d'Azur, équipe Continentale, Mattis Lebeau a l'opportunité depuis le 1er août d'être stagiaire. Il fera sa première ce samedi, à l'occasion de la Maurienne Classic. Avant de donner ses premiers coups de pédale dans le peloton professionnel, le coureur de 23 ans s'est confié à DirectVelo sur ce stage.


DirectVelo : Que représente ce stage chez les pros ?
Mattis Lebeau : C’est une concrétisation de plusieurs années de travail. C’est une fierté. Je n’imaginais pas ça il y a deux-trois ans. C’est à partir de cette année que j'ai eu mes plus gros résultats. Un peu l’année dernière en allant faire des courses de Classe 2 à l’étranger. Au début de l’année, le manager de la Conti nous avait dit qu’il allait prendre un coureur voire deux ou trois. Je me voyais déjà dedans. On en avait déjà parlé en interne.

Cet hiver, tu n'avais pas été pris dans la Conti, comment l'avais-tu vécu ?
L’année dernière, je me suis blessé en fin de saison. Je me suis cassé les vertèbres en roulant sur un bidon en course. Ensuite, j’ai un peu mal géré ma blessure. Je n’aime pas trop aller chez l'ostéopathe, j’ai mis un peu de temps et ça n’a pas trop plu à l’équipe. Par la suite, on en a discuté et ça a été. Je l’ai bien vécu parce que j’avais besoin d’avoir des résultats en Elite et d’apprendre.

« ENCORE UN NIVEAU AU-DESSUS »

Que penses-tu de ta saison ?
Je suis satisfait, après la victoire n’est pas là mais en tout cas je joue pour la victoire. Ma principale satisfaction est dans un premier temps d’avoir joué devant, notamment avec ma 4e place au Tour du Charollais. Elle a été un bon déclic. J’ai ensuite bien enchaîné dans une bonne spirale avec une 10e place au Grand Prix de Vougy et une 5e place au Tour du Gévaudan Occitanie. 

Connais-tu ton programme avec les pros ? Y a-t-il des courses que tu as cochées ?
Mon programme est déjà fait pour le mois d'août. Je serai à la Maurienne Classic puis au Tour de l’Ain. C’est la course qui correspond le mieux à mon profil de grimpeur. Ensuite, je fais la Polynormande et le Tour Poitou-Charentes à la fin du mois. C’est un autre truc. J’ai fait des Classe 2 l’année dernière, c’était déjà quelque chose. L’année dernière, au Tour de Mevlana en Turquie, j’ai fini 16e du général. Il y avait une étape de montagne, on était parmi les meilleurs, ça a été. Mais là ça sera encore un niveau au-dessus, il y aura des WorldTeams. 

Comment tu t'imagines courir face aux pros ?
Mon objectif sera de protéger les leaders mais prendre l’échappée matinale pourrait être sympa aussi. J’aimerais passer une journée à l’avant pour me mettre en confiance et ne pas subir à l’arrière du peloton. Je vais surtout travailler pour l’équipe où les coureurs ont déjà plus de caisse que moi.

« C’EST IMPRESSIONNANT »

Est-ce que tu augmentes les kilomètres sur les sorties d'entraînement ? Fais-tu des stages ?
Je n’augmente pas forcément les kilomètres, je fais déjà de bonnes semaines. Un mois avant le Tour de l’Ain, j’ai fait un petit stage de quatre jours en montagne. Ce sont surtout les intensités qui changent dans mes sorties avec des séances plus basées sur le seuil. Chez les pros, ce sont des efforts plus rouleau compresseur, ça me correspond mieux que lorsque ça attaque dans tous les sens.

Que serait un stage réussi ?
Le stage sera réussi si j’arrive à finir les courses et remplir le contrat du briefing et de ce qu’on me demandera. Je donnerai le meilleur de moi-même. C’est assez vague mais c’est vraiment une découverte. Je vais un peu dans l’inconnu. 

Quel est ton ressenti de courir avec des coureurs comme Julian Alaphilippe, qui sera présent au Tour de l’Ain ?
C’est impressionnant. Ça reste un humain comme nous (rires). Je suis vraiment excité. On le voit à la télé et là je vais courir à côté de lui et me frotter à ce genre de coureur, c’est toujours sympa. Au moins je pourrai voir de mes propres yeux l’écart de niveau qu’il y a entre une Continentale et une WorldTour.

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