David Van der Poel : « Ça allait au début... »

Crédit photo Clémence Ondet - DirectVelo
Il a fallu batailler pour David Van der Poel, ce samedi, à Troyes, à l’occasion de la septième manche de la Coupe de France de cyclo-cross. D’abord d’un point de vue sportif, il a fallu faire la guerre face à trois redoutables adversaires : Joshua Dubau, Timon Rüegg, et le futur vainqueur Loris Rouiller (voir classement). "Je me suis toujours accroché. Ça allait un peu trop vite pour moi à chaque accélération. Des fois je perdais cinq secondes, je revenais, je reperdais des secondes puis je revenais encore. J'ai vu aussi que Joshua Dubau avait crevé mais revenait assez fort. Son rythme était ensuite trop élevé pour moi, j'ai dû laisser partir, c'est un peu dommage".
Finalement au pied du podium, le coureur d’Alpecin-Fenix n’a pas pu participer à la bataille finale, assez épique, entre les trois costauds du jour. "C'est une déception bien sûr. Les autres sont aussi des potentiels Top 15 en Coupe du Monde. Je prends le départ pour gagner, donc quand ça ne marche pas comme tu veux c'est une déception". Mais il n’y a pas qu’avec son vélo qu’il a fallu se battre aujourd’hui. Le Néerlandais a dû dompter son corps, lui qui se débat avec des douleurs au dos depuis plusieurs années. "Pour moi c'est une saison très difficile. J'ai beaucoup de douleurs au dos. Parfois ça va, parfois moins. Ce n'est pas vraiment comme ça que j'espère faire ma saison. Je travaille pour améliorer les problèmes mais ça ne s'améliore pas pour le moment, ce n'est pas facile".
« ÇA PREND DU TEMPS »
Malgré tout une batterie d’examens, David Van der Poel n’a pas de remède miracle, et doit simplement travailler sur son dos. "Ça fait quelques années que j'ai des soucis en bas du dos. J'ai fait tous les examens possibles, mais ce sont juste les muscles qui ne sont pas assez forts pour gérer l'effort. Il n'y a pas vraiment de problème. Je travaille pour renforcer mes muscles du dos mais ça prend du temps et ça ne s'améliore pas très vite. Et dans la saison de cross on n'a pas le temps de prendre une longue pause. Le problème sera toujours là, il faut le gérer. J'aimerais faire un cross sans douleur. Je n'en ai fait qu'un, à Tabor. Pour le reste, j'ai toujours des problèmes". Ce samedi, les minutes ont joué contre lui. "Ça allait au début, mais après 30-40 minutes ça commençait un peu à tirer. Ça me gêne un peu dans les virages et pour réaccélerer à la sortie".
L’aspect psychologique entre aussi en compte. "Ça s’installe aussi un peu dans la tête. J'essaye de ne pas trop y penser". Comme la saison dernière, lorsqu’il avait triomphé sur ce même site de Troyes, devant Clément Venturini. "Le circuit est bien. C'est la troisième année que je viens ici, ils améliorent chaque année le parcours. Il est très rapide, mais c'est un beau circuit, avec beaucoup de virages à vitesse. J'aime bien venir ici, le circuit et l'organisation sont bien, donc si c'est possible, je viens. Mais ça devient de plus en plus difficile avec le calendrier qui se remplit beaucoup". Mais David Van der Poel sera encore là ce dimanche, pour prendre sa revanche. "Il y aura encore d'autres coureurs étrangers qui vont venir. Le niveau va être encore plus haut. Mais peut-être que ça ira un peu mieux aussi".
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