Occitane CF : L’Isard pour « se forger un mental »

Crédit photo Elen Rius

Crédit photo Elen Rius

La Ronde de l’Isard débute ce jeudi, à une période totalement inhabituelle, la faute à l’actuelle crise sanitaire mondiale. En l’absence de Tour de l’Avenir ou de Championnat du Monde Espoirs, ce rendez-vous revêt une importance plus grande encore que les années précédentes pour de nombreux jeunes grimpeurs désireux de se révéler dans les cols pyrénéens. Parmi les 23 équipes engagées sur la course figure l’Occitane CF, qui va évoluer à domicile pour l’occasion. Avec quelles ambitions et quelles possibilités ? DirectVelo fait le point avec Guillaume Souyris, directeur sportif de la structure de N1.

DirectVelo : L’équipe est-elle prête à en découdre à partir de ce jeudi sur les routes de l’Isard ?
Guillaume Souyris : Nous alignons une équipe vraiment jeune. Erwan (Soulié) a la mononucléose et j’ai donc dû le remplacer. C’est un bon élément en moins pour l’équipe. Nathan (Vandepitte) est toujours en phase de reprise après sa toxoplasmose et je ne suis pas sûr qu’il soit encore à un gros niveau. Les autres feront au mieux, mais de là à marcher en montagne face aux meilleurs, ce sera compliqué.

Le groupe aura donc des ambitions limitées…
Nous allons prendre les étapes les unes après les autres. La seule qui nous convient vraiment sur le papier, c’est la première, avec un seul GPM de troisième catégorie. Ce sera notre objectif prioritaire car pour les autres étapes, malheureusement, on va faire ce que font les équipes invitées sur le Tour de France : essayer de se montrer et de prendre des coups. C’est une course qui nous tient forcément à coeur, on va se battre, mais en ayant conscience de nos limites. Sur le Port de Balès ou en haut de l’Hospice de France, tout le monde ne pourra pas aller jouer avec les meilleurs.

« J'ESPÈRE ASSISTER À DE BELLES SURPRISES »

La Ronde de l’Isard est chaque année une occasion de révéler des talents mais aussi de découvrir des tempéraments. C’est une course sur laquelle on peut potentiellement se trouver de nouvelles limites !
Clairement, il va falloir que nos garçons soient très forts mentalement. Quand tu es à l’arrière à viser les délais, c’est très dur à vivre, surtout quand ça ne t’est jamais arrivé jusque-là. Ils vont devoir se forger un mental et j’espère assister à de belles surprises. On va d’abord essayer d’avoir une stratégie bien précise sur la première journée. Et le reste de la course servira en effet à faire grandir les mecs. Ils vont prendre de l’expérience, ce sera important pour les années qui suivent. Ils ne seront peut-être pas capables de rivaliser tout de suite mais à terme, c’est le but. Alors ça commence maintenant. Essayons d’être acteurs et de ne pas trop subir la course. Dans les moments compliqués, il ne faudra pas oublier que c’est dans ces difficultés-là que se construisent les réussites de demain.

Quel coureur serait le plus à même de se révéler dans les cols pyrénéens ?
Je pense à Hugo Roméo. Il a déjà fait un Top 15 sur le Valromey, en Juniors. Il pourrait peut-être faire un beau numéro sur une étape de montagne en anticipant ou en s’accrochant. Dans tous les cas, je sais que nous allons assister à de belles batailles. Les mecs auront le couteau entre les dents. Ce sera une très belle course, assurément. 

Mots-clés

En savoir plus