La Route d’Occitanie basée sur le Tour de France

Crédit photo Corentin Richard - DirectVelo

Crédit photo Corentin Richard - DirectVelo

La Route d’Occitanie aura-t-elle lieu cette saison ? Les organisateurs ne veulent en tout cas pas baisser les bras. Alors que le Critérium du Dauphiné sera au mieux repoussé ou que le Tour de Suisse a d’ores et déjà été annulé, la course par étapes hexagonale, prévue du 11 au 14 juin prochains, tient toujours officiellement sa place au calendrier UCI, à l’instant-T. Mais pour combien de temps ? “Pour le moment, nous sommes en stand-by. On attend la position du Tour de France. S’il a lieu, tous les coureurs de la planète vélo voudront courir au préalable pour arriver sur le Tour avec un minimum de préparation et de jours de courses dans les jambes”, espère Pierre Caubin, l’homme à la tête de l’épreuve, auprès de DirectVelo.

Ainsi, il souhaite donc que son épreuve puisse servir de “préparation pour le Tour”. Comme c’est d’ailleurs déjà le cas tous les ans, mais plus encore cette année dans ces circonstances si particulières, puisque la Route d’Occitanie deviendrait très certainement une véritable course de reprise. “Je suis incapable de me prononcer quant à l’évolution de l’épidémie. On en est tenu à la situation sanitaire, comme tout le monde. Je croise les doigts. J’attends, avec confiance malgré tout”.

RESTER EN AVANT-TOUR

Si Pierre Caubin se veut confiant, c’est parce qu’il sait qu’il peut compter sur une équipe fidèle de bénévoles prêts à le soutenir dans cette drôle de situation. “On a encore échangé pas plus tard que la semaine passée. Ce sont essentiellement des copains qui sont retraités et qui peuvent s’adapter. Même chose du côté des partenaires et des villes étapes qui sont prêts à nous suivre et à nous soutenir également. C’est rassurant”. La deadline est fixée à “fin avril” pour essayer d’avoir une réponse définitive quant à l’organisation ou non de la course. “90% de nos partenaires sont des partenaires publics. Quelque part, c’est une vraie chance car ils sont tous d’accord pour repartir en 2021, si on devait vraiment annuler cette édition 2020”

Un Plan B est-il tout de même prévu s’il est impossible de courir au mois de juin ? Pierre Caubin ne veut pas imaginer un report (beaucoup) plus tard dans la saison. “L’idée, c’est vraiment de rester positionné avant le Tour de France”, insiste-t-il. Ainsi, l’épreuve pourrait reculer dans les mêmes proportions que la Grande Boucle, si celle-ci était décalée de quelques semaines dans le calendrier, confirme celui qui est en contacts avec la Ligue, ainsi qu’avec les représentants des équipes qui doivent participer à cette 44e édition. “On devrait en savoir beaucoup plus quand nous serons fixés sur la tenue ou non du Tour de France”. En espérant trouver un successeur à l’Espagnol Alejandro Valverde, lauréat l’an passé.

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