Maëlle Grossetête imagine le sprint comme plan B

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Maëlle Grossetête est fin prête pour les Championnats d’Europe. Après avoir enchaîné le Kreiz Breizh Elites et la RideLondon Classic, la sociétaire de la FDJ-Nouvelle Aquitaine-Futuroscope se rend à Alkmaar, aux Pays-Bas, pour y doubler l’épreuve contre-la-montre puis sur route, dans la catégorie des Espoirs. Deux épreuves qu’elle aura d’ailleurs l’occasion de disputer en… deux jours, ces jeudi et vendredi. “Nous n’avons pas un seul jour de repos entre le chrono et la course en ligne. Mais bon, ce sera la même chose pour toutes les filles qui feront le chrono. Enfin c’est quand même dommage… Mais c’est toujours la même chose avec les Espoirs, ils ne savent pas où nous mettre”, préfère-t-elle plaisanter pour DirectVelo alors que dans le premier programme concocté par l’UEC, la course en ligne Espoirs Femmes devait se tenir le dimanche.

Toujours est-il qu’il y aura donc deux occasions de se mettre en évidence pour l’athlète de 21 ans. Sur le contre-la-montre, tout d’abord. Une discipline qu’elle affectionne et où elle sera la seule représentante française, suite au désistement de Marie Le Net (voir ici). “C’est un exercice qui me plaît. Je déploie beaucoup d’énergie là-dedans à l’entraînement. Ce que je travaille en priorité, c’est l’aspect purement physique, la puissance. Je veux pouvoir envoyer plus de watts sur les chronos plats, quand il faut bourriner. Je sens que je progresse, mais il reste du boulot. Au BeNE, j’ai terminé 35e, loin des meilleures, mais je m’accroche pour gratter des places petit à petit, et ça va venir”.

« PAS IMPOSSIBLE DE VOIR UNE ÉCHAPPÉE ALLER AU BOUT »

Viendra ensuite le moment de se frotter au circuit urbain néerlandais, pour une course que tout le monde ou presque imagine se terminer au sprint massif. A moins que ? “J’avoue être déçue que l’on n’aille pas hors de la ville, car ça aurait pu être exposé au vent et donc plus intéressant. Là, ça restera urbain, même si c’est annoncé technique. Ce sera peut-être un peu comme un critérium, avec une petite zone pavés en plus. On peut avoir un sprint mais il n’est pas impossible de voir une échappée aller au bout”, tempère en effet Maëlle Grossetête.

Au-delà d’un réel pronostic, il faut sans doute y voir aussi un voeux chez la Haut-Savoyarde, qui rêve d’une course de mouvements. “J’espère que l’on ne partira pas avec l’idée première de jouer le sprint, et que ce sera juste un Plan B. J’aimerais une course d’attaques. Et si ça ne marche pas, alors on aura une belle carte à jouer au sprint avec Clara (Copponi), lâche-t-elle malgré tout. Elle est très forte et peut espérer de belles choses. On aura une belle équipe pour l’épauler et lui faire un train, si besoin. On essaiera de la mettre dans les meilleures conditions”.

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