Groupama-FDJ Conti : « Capable de jouer partout »

Crédit photo Nicolas Gachet - DirectVelo.com

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Douze coureurs figurent dans l'effectif de la Continental Groupama-FDJ (voir ici), qui va vivre sa première saison dans les pelotons en 2019. Excepté Morgan Kneisky, tous appartiendront à la catégorie Espoirs l'an prochain. Et tous ont des références à des degrés divers au niveau international. Pour DirectVelo, l'entraîneur de la structure, Nicolas Boisson, qui s'est occupé du recrutement, analyse « son » effectif.

DirectVelo : Après des mois de travail, que t'inspire l'effectif de la Groupama-FDJ Continental ?
Nicolas Boisson : Je le trouve de qualité. Je suis très content du recrutement, qui est international avec sept coureurs étrangers. Parmi les cinq Français, il y en a quatre qui sortent de notre cycle de formation. C'est une très bonne chose. Nous avons recruté des coureurs tout au long de la saison de part notre travail sur le terrain.

« NOUS AVONS TISSÉ UNE PROXIMITÉ »

Comment as-tu réussi à convaincre un Junior italien, Samuele Manfredi, de signer dans une équipe française ?
Nous avons une proximité qui s'est installée au fil de la saison avec les coureurs. Fin mars, au soir de Gand-Welvegem Juniors, il y avait 90% de chance que Samuele Manfredi signe chez nous. Et mi-avril, à Paris-Roubaix, il était devenu certain qu'il signe pour 2019. Groupama-FDJ est une structure internationale. Il y a de plus en plus d'étrangers dans l'effectif de la WorldTour. Le travail est reconnu, grâce notamment à nos leaders qui pèsent sur les grandes courses et grâce à leurs équipiers qui se donnent à 100%.

Certains coureurs ont-ils dit non ?
Nous avons eu quelques refus, surtout trois coureurs dont deux vont directement dans le WorldTour (Gino Mäder, par exemple, a préféré rejoindre Dimension Data, NDLR). C'est donc faible surtout que l'équipe n'existait pas encore, même si nous avions des garanties. Je pense que ça sera plus simple dans le futur. On ne va pas gagner 200 courses en 2019 mais en tout cas, nous avons fait un beau recrutement. 

Où faudra-t-il attendre les différents coureurs ?
Nous serons capables de jouer partout, dans tous les domaines. C'est une bonne chose pour une première année. Nous avons un très bon grimpeur avec Kevin Inkelaar, qui a terminé 2e du Tour du Val d'Aoste. Je pense aussi à Christian Scaroni, 4e d'un Championnat d'Europe Espoirs difficile l'été dernier. Pour les sprints, nous aurons Karl-Patrick Lauk mais aussi Ziga Jerman qui a remporté la Kattekoers, le Gand-Wevelgem des Espoirs. Jake Stewart est aussi un sprinteur. Il a souvent été un poisson-pilote pour ses coéquipiers en sélection britannique. Ce sont trois éléments rapides. Ils auront leur carte à jour à différents moments de la saison. Alexys Brunel -en photo - et Clément Davy sont nos rouleurs. Nous avons beaucoup de coureurs prometteurs. Je pense notamment au jeune Samuele Manfredi, qui sort tout juste des rangs Juniors. Il est Champion d'Europe de poursuite individuelle, il a terminé 2e de Paris-Roubaix et a gagné Gand-Wevelgem... Ils sont beaucoup à aimer les Classiques. Nous avons des coureurs avec du talent, qui viennent d'horizons différents. C'est une vraie richesse. C'est important d'avoir différents profils. Notre intérêt est aussi de former de solides équipiers pour la WorldTour. 

MORGAN KNEIKSY, CAPITAINE DE ROUTE MULTICARTES

Pourquoi avoir choisi Morgan Kneisky comme capitaine de route ?
Il nous fallait absolument un capitaine de route, l’effectif étant très jeune. L'avantage de Morgan, c'est que je l'entraîne depuis quatre années. C'est un coureur qui a vécu trois ans en Angleterre. Il est bilingue. C'est une chose importante en raison de notre recrutement international. Autre avantage : il est de Besançon. Il va habiter à deux kilomètres du centre de performance que nous sommes en train de construire. Tous nos coureurs vont vivre près de Besançon. Morgan connaît toutes les routes, tous les chemins, quand ils feront du VTT... Et il a surtout son activité sur piste qui est importante pour l'équipe.

Vous n'allez pas attendre la même chose de tous les coureurs l'an prochain...
Nous nous inscrivons sur la durée avec nos plus jeunes coureurs. Morgan (Kneisky) et nos Espoirs 4 (Geniets, Guglielmi, Lauk et Scaroni, NDLR) ont, eux, signé une seule saison. Mais on ne s'interdit pas de les prolonger après une année si on estime qu'il le faut. Nous allons attendre un peu plus d'eux, c'est sûr. Gagner des courses, c'est une chose, mais ils doivent être capables de remplir des tâches. Le rôle d'équipier sera important. Il sera valorisé au sein de notre équipe.

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