Thomas Joly : « Je suis très déçu »

Crédit photo Zoé Soullard - DirectVelo

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Celle-ci, Thomas Joly ne l’avait pas vu venir. Néo-pro en 2018, il fait partie des coureurs qui ne seront pas conservés la saison prochaine au sein de l’équipe Natura4Ever-Roubaix Lille Métropole, et ce malgré une saison 2018 plus qu’encourageante, où il s’est notamment révélé en montagne. “Je suis très déçu. J’ai prouvé que j’avais le niveau durant cette saison et je m’attendais sincèrement à rester dans l’équipe. Je pensais avoir fait mes preuves et mériter ma place. J’avais sans doute ma place chez les pros pour encore quelques années”, souffle le coureur de 22 ans auprès de DirectVelo. Le garçon est l’une des nombreuses victimes d’une situation précaire au sein de la structure Continental, contrainte de passer de treize à neuf voire dix éléments en 2019, avec également l’obligation de se voir greffer de nouveaux coureurs pour l’exercice à venir, suite à l'arrivée du nouveau sponsor titre. 

« CE N’EST PAS DÛ À MES PERFORMANCES »

Dans cette situation, la marge de manœuvre des dirigeants était très réduite et sept à huit coureurs de l’effectif 2018 étaient amenés à devoir quitter le groupe. “C’est encore plus frustrant car je me dis que si je ne suis plus pro, ce n’est pas dû à mes performances mais au budget de mon équipe. Ca fait chier !”, peste Thomas Joly. En 2018, le néo-pro s’était donc révélé en terminant 13e de la Route d’Occitanie ou encore 18e du Tour de l’Ain, sur des terrains montagneux qu’il n’avait jusque-là pratiquement jamais testés. “Les dirigeants m’ont expliqué que l’an prochain, ils allaient être contraints de revoir le calendrier et de limiter les déplacements. Donc apparemment, la Route d’Occitanie ou le Tour de l’Ain ne seront plus au calendrier de l’équipe, remplacés par des épreuves en Belgique”. Pas de quoi offrir un terrain d’expression suffisant pour celui qui était débarqué chez les pros l’an passé sans vraiment s’y attendre (relire sa Grande Interview).

« J’AI EU LE TEMPS DE MONTRER QUE MA PLACE EST CHEZ LES PROS »

Désormais, Thomas Joly va donc devoir reprendre les basiques et repasser par la case des amateurs. Sans baisser les bras pour autant. “Je n’ai pas d’amertume envers Roubaix. J’ai eu ma chance l’hiver dernier alors qu’à ce moment-là, je ne l’avais pas plus méritée que certains autres qui n’étaient pas passés pros”, précise-t-il modestement. “J’ai quand même eu le temps de montrer que ma place est chez les pros entre temps, et cette mauvaise nouvelle est peut-être simplement un signe pour la suite. Je vais me battre. D’autres sont parvenus à rebondir après une désillusion comme celle-ci”. Boosté, le 11e du Grand Prix de Plumelec (1.1) compte bien retrouver l'Élite en 2020. “J’ai pris de la caisse et j’espère prouver à nouveau ce que je vaux sur les courses dures, mais pas que”. L’an prochain, Thomas Joly espère pouvoir disputer des épreuves telles que le Tour du Pays Roannais, le Tour de la Mirabelle, le Tour Alsace ou encore le Tour du Beaujolais. Avant de rejoindre les pros, il avait porté les couleurs de l’ESEG Douai puis du CC Nogent-sur-Oise.

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