Arnaud Démare : « J’étais très attendu »
Crédit photo Julie Desanlis - DirectVelo
Il était le grand favori de cette 1ère étape et il a tenu son rang. Ce mardi, Arnaud Démare s’est montré le plus rapide dans la longue ligne droite finale de Cognac (Charente), après 194,2 kilomètres de course lors de la première bataille du Tour du Poitou-Charentes (voir classements). Le sprinteur de la Groupama-FDJ décroche ainsi le tout premier bouquet de sa carrière sur cette épreuve. Une victoire qui pourrait bien en appeler d’autres dans les prochains jours. Le récent vainqueur d’étape sur le Tour de France, à Pau, raconte son succès pour DirectVelo.
« Il y a eu du vent toute la journée. Avec la chaleur en plus, c’est vraiment usant. Ce n’était pas facile. Le sprint s’est bien passé mais c’était une journée difficile car nous étions les seuls à contrôler la course derrière les échappés. Devant, à cinq, ils ont bien géré leur truc car à 30 bornes de l’arrivée, ils avaient encore 1’30” d’avance. Heureusement, ça s’est bien passé après le premier passage sur la ligne, notamment dans les virages et les relances. On a bien accéléré mais on a eu du mal à rentrer. Je tire un grand coup de chapeau au duo Reichenbach-Roy. Ils ont contrôlé l’échappée à eux deux, ce qui était le plus dur. C’était un peu chaud sur la fin mais le sprint a été très bien emmené par les gars et on a bien géré le final. Dans les quinze derniers kilomètres, ça frottait énormément. Il fallait rester placé. Ici, il y a beaucoup de kamikazes qui prennent beaucoup de risques et qui frottent beaucoup. Dans ces conditions, le plus dur est d’arriver bien placé au moment de lancer le sprint. Ensuite, ce sont les jambes qui parlent.
« JE VOULAIS EN GAGNER AU MOINS UNE »
L’objectif était déjà d’aller en chercher une cette semaine. Je savais que j’étais très attendu ici. Je sais que si je ne gagne pas, je vais être montré du doigt et si je ne gagne, on va me dire que le plateau n’est pas franchement relevé… Mais il ne faut pas sous-estimer les adversaires, comme Rudy Barbier ou Thomas Boudat. Il y a des coureurs en jambes ici. Ca fait du bien de lever les bras après ma 2e place à Hambourg. Je voulais en gagner au moins une, voire deux. Et pourquoi pas plus… Mais je sais que c’est difficile ici. En 2016, j’étais venu en pensant gagner des étapes et finalement, j’étais reparti bredouille ».
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