Course by le Tour : « C'était fou »

Crédit photo ASO / Thomas Maheux

Crédit photo ASO / Thomas Maheux

Jeudi, les meilleures féminines mondiales se sont affrontées à l'occasion du premier des deux épisodes de la Course by le Tour. Une course disputée cette année non plus sur les Champs-Elysées mais au milieu des Alpes, avec une arrivée en haut du Col de l'Izoard, comme les garçons (voir classement). "C'était vraiment une belle expérience avec tout ce public. J'ai pu découvrir un vrai long col de 14 kilomètres en course, c'était super", se réjouit Juliette Labous auprès de DirectVelo. La sociétaire du Team Sunweb a pris la 27e place de l'épreuve. "Ce n'était pas facile à gérer car il fallait protéger les leaders de l'équipe le plus longtemps possible dans l'Izoard et en même temps, je ne voulais pas exploser non plus pour essayer de terminer dans les vingt premières", synonyme de qualification pour la deuxième épreuve dans les rues de Marseille, ce samedi. "L'idée n'était pas de finir à quinze minutes. Mon directeur sportif me tenait au courant, il me disait que j'étais aux alentours de la 25e place alors j'y croyais".

Autre espoir du cyclisme féminin français, Séverine Eraud a elle aussi pris beaucoup de plaisir sur les routes alpestres. "C'était forcément plus plaisant et plus agréable pour moi de faire l'Izoard que les Champs-Elysées. Sur les Champs, ça roule tout le temps à fond et on attend simplement le sprint", considère l'athlète de la FDJ-Nouvelle Aquitaine-Futuroscope. Actuelle numéro 1 mondiale chez les Espoirs, Cecilie Uttrup Ludwig a elle aussi apprécié l'événement. "C'était très particulier et une superbe chose pour les filles de pouvoir finir au sommet d'un grand col. C'était très dur et à la fois très beau ! Le Col de l'Izoard est super exigeant et il faut bien dire qu'avec les filles très fortes qu'il y a dans le peloton féminin actuel, il y avait un tempo très élevé dès le pied de la montée. En plus, il faisait très chaud et ça a rendu la course encore plus intense", résume la Danoise de la formation Cervélo Bigla. "C'était une très bonne idée et je pense que le gens ont apprécié le spectacle. Ca donne une belle image du cyclisme féminin", ajoute Juliette Labous.

LES FILLES ONT PU COMPTER SUR LE PUBLIC

Si tous les regards étaient focalisés sur la fin de course et la montée de l'Izoard, il y a également eu de la course auparavant. "C'était dur au pied de l'Izoard mais surtout, ça a été dur avant, en début de course. C'est parti fort et j'avais du mal à respirer. Dans l'Izoard, je me suis accrochée jusqu'au village puis j'ai fini par lâcher car j'étais déjà bien entamée. Je sentais que j'arrivais vraiment dans le rouge alors j'ai préféré prendre mon rythme", ajoute Labous. "Je m'attendais à pire, puisque tous les gens qui parlaient de l'Izoard disaient que c'était très dur. Finalement, j'ai trouvé la première partie assez roulante avant le vrai pied du col puis après, ça s'est bien passé. Ce n'est pas un col régulier et il y a des parties dans lesquelles on peut récupérer. En tout cas, c'est vraiment l'un des cols mythiques des Alpes. J'avais très envie de participer et de le monter. Et puis, avec tous ces spectateurs, c'était génial. C'est rare pour nous d'avoir autant de monde, ça restera un grand souvenir et une belle organisation", raconte Séverine Eraud. 

Le public, en effet, aura beaucoup aidé les filles tout au long de l'épreuve. "C'était très sympa avec tous ces spectateurs qui m'ont poussée très fort. C'était un surplus de motivation", sourit Cecilie Uttrup Ludwig. Séverine Eraud, elle, a apprécié mais n'a pas voulu se laisser piéger par cette ferveur. "Le public, ça booste mais il faut aussi faire attention de ne pas s'enflammer au risque de le regretter après. Ca donnait quand même de l'énergie en plus sur la fin du col, c'était vraiment super".

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