Pierre Moncorgé, le Viking du Championnat de France

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Depuis plusieurs années, Pierre Moncorgé ne fait plus que de rares apparitions sur les routes hexagonales. L'ancien sociétaire du Team Vulco-VC Vaulx-en-Velin est installé en Suède depuis quatre ans (voir ici). Professionnel au sein de la formation Memil Pro Cycling, le coureur de 25 ans est toujours heureux de retrouver le peloton français pour le rendez-vous annuel du Championnat de France. "C'est à chaque fois un grand moment dans la saison. C'est bien, ça me permet de revenir dans la région, de voir mes amis, ma famille et d'autres coureurs. Et puis c'est un grand évènement. Je prends beaucoup de plaisir ici", explique-t-il pour DirectVelo.
PLUS DE COURSES EN ASIE
Sur le papier, la formation de Pierre Moncorgé possède une licence koweïtienne et plusieurs coureurs du pays. "Mais en réalité, l'équipe est exactement la même que l'an dernier", précise-t-il. "C'est simplement que suite à un partenariat avec la Fédération du Koweït, l'équipe a été enregistrée administrativement là-bas mais il n'y a aucun lien avec eux. Dans l'équipe, ce sont les mêmes coureurs que l'an dernier. On a toujours une base scandinave et un programme de course similaire. La vraie différence, c'est notre sponsor principal, le fabriquant de vélo Memil. Ils veulent que l'on court un peu plus en Asie et du coup, on a des courses comme le Tour de Taïwan, le Tour d'Hainan".
Cette situation ne peut que ravir le baroudeur. "Ca diversifie encore mon programme, c'est tout ce que j'aime. Je me suis fait de bons copains dans l'équipe, je m'entends bien avec tout le monde et je cherchais cette stabilité, donc je suis content que l'équipe soit restée la même".
UNE LOURDE CHUTE EN GRECE
De retour du Tour d'Estonie, où il avait pris part à une échappée le deuxième jour, Pierre Moncorgé a retrouvé ses sensations ces dernières semaines. Et ce n'était pas gagné, pour celui qui a été victime d'un accident au mois de mars sur le Grand Prix de Rhodes. "Je me suis ouvert un doigt (le majeur de la main droite, NDLR) en me faisant percuter par une moto dans le dernier kilomètre. Ca m'a bien ralenti pendant quelques semaines. C'était décevant car je visais le Tour de Taïwan. Je suis bien revenu au mois de mai et j'ai gagné quelques courses en Suède et en Finlande".
Très en jambes durant le mois de mai, il est arrivé avec une forme moindre sur le circuit de Saint-Omer (Pas-de-Calais). "Je sens bien que ça baisse un peu. Je suis venu sur ce Championnat de France simplement avec l'idée de m'accrocher, au mental".
VERS LA FIN DE SES ETUDES
Ce dimanche, il a finalement pris une honorable 40e place du Championnat de France. Avant de rapidement retrouver son quotidien, tout au Nord de l'Europe, du côté d'Uppsala, où il est sur le point de mettre un terme à ses études. "J'ai fait un stage à l'ambassade de France à Stockholm. Je suis en train d'écrire mon mémoire de Master. C'est la dernière étape et j'aurai terminé mes études en septembre. Ensuite, je pense que je vais devoir choisir entre le vélo et le boulot, détaille-t-il. Je pense que je ne vais pas arrêter le vélo tant que je ne trouverai pas un bon job. Je commencerai à chercher du boulot à l'automne. Si ça prend du temps, je repartirai pour une saison puisqu'aujourd'hui, je suis heureux comme ça et que j'arrive à gagner ma vie grâce au vélo".
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