Tour de Côte d’Or : le SCO Dijon veut confirmer

Reparti avec une victoire d’étape et deux troisièmes places, le SCO Dijon a bien négocié son Tour du Pays Roannais. Il n’a manqué qu’un beau résultat au général pour que la fête soit totale pour le club bourguignon. Pour le directeur sportif, Denis Repérant, tout s’est joué le samedi où, comme il l’a confié à DirectVelo.com, il estime que ses coureurs ont été "trop audacieux". Place maintenant à la course "maison" : le Tour de Côte d’Or, sur lequel les Dijonnais auront des ambitions.
DirectVelo.com : Comment juges-tu la performance de tes coureurs au Tour du Pays Roannais ?
Denis Repérant : Ils ont fait la course, c’est ce que j’attendais d’eux. Ils ont fini placés le vendredi. Ensuite, on perd le général samedi sur une erreur tactique. Les gars ont sans doute trop bougé pendant la course mais ils sont jeunes, on ne peut pas leur en vouloir. Et puis Julien Bernard a bien relevé la tête le lendemain avec un gros chrono le matin (il finit 3e) et une victoire l’après-midi. On revient aussi avec un maillot distinctif (le maillot des points chauds). C’est un bon bilan.
« AMBIANCE DETESTABLE EN COUPE DE FRANCE »
Quel bilan fais-tu de la saison de ton équipe jusqu’à maintenant ?
On n’a pas fait un si mauvais début d’année ! Mis à part notre classement en Coupe de France, on est pas mal. Quasiment tout le monde a gagné au moins une fois. Julien Bernard prend la 9e place du Championnat de France, preuve que ça va. Ça faisait un moment qu’on n’avait plus placé de coureur dans le Top 10. On a aussi fait un gros Tour Nivernais-Morvan avec la victoire au général de Julien et la sixième place de Guillaume Barillot. Quentin Bernier a aussi ramené le maillot de meilleur grimpeur, c’était une très bonne semaine.
Le problème se situe donc en Coupe de France ?
Nous n’avons pas vraiment de coureur capable de briller sur le terrain des manches de la Coupe de France. On est mieux en bosse. C’est toujours plus ou moins le même format de course, ce sont des épreuves dont le parcours n’est pas très exigeant. Sur le Cristal Energie par exemple, les organisateurs ont enlevé plusieurs difficultés ce qui ne va pas nous avantager. Le départ de Melvin Rullière l’hiver dernier nous a fait mal à ce niveau-là. Je trouve que le classement n’est pas représentatif du niveau des équipes et qu’on se base beaucoup trop dessus. Pour cette raison il y a beaucoup de pression pour les équipes sur les manches de Coupe de France. L’ambiance y est presque détestable. Ce n’est clairement pas une priorité pour notre club, même s’il faut rester vigilent pour pouvoir rester en DN1. Est-ce que huit épreuves permettent vraiment de jauger de la valeur des équipes ?.. Je trouve ça dommage que la survie des clubs dépende de ça, d’autant que dans leur sillage il faut aussi prendre en compte la survie des coureurs et celles des emplois… Enfin, on ne va pas refaire le monde. Je n’ai pas de solution miracle.
« VISER LE GENERAL EN CÔTE D'OR »
Le Tour de Côte d’Or, c’est chez vous. Tes coureurs auront sûrement à cœur de briller, non ?
Les courses de notre région nous réussissent bien d’habitude. On a gagné sur Troyes-Dijon par exemple. On a toujours des ambitions sur le Tour de Côte d’Or comme on est le club organisateur. J’espère qu’on remportera au moins une victoire. Si c’est au général, ce sera pour le mieux ! Ça ne va pas être facile, il y aura pas mal d’équipes DN1, mais c’est un objectif. On avait terminé trois fois 2e l’an dernier, j’espère qu’on aura plus de réussite cette année. On comptera bien-entendu sur Julien Bernard mais aussi sur Guillaume Barillot qui avait pris la 2e place il y a deux ans. Quentin Bernier qui réalise pour l’instant une bonne saison sera notre 3e carte maîtresse. Guillaume Gauthier et Benjamin Le Roscouët ont aussi prouvé la semaine dernière qu’ils étaient en forme. Il ne faudra sous-estimer personne, on verra jour après jour qui se détache parmi les cinq. L’absence de chrono va en tout cas nous inciter à faire la course devant.
Crédit photo : Philippe Pradier - picasaweb.google.fr/PHPHOTO42
