Grand Prix de Saint-Etienne Loire : Les réactions

Matteo Draperi (UC Monaco) a remporté ce samedi la 18e édition du Grand Prix de Saint-Etienne Loire (Elite Nationale), disputée sur 150,2 kilomètres. Devant le stade Geoffroy-Guichard, l'Italien devance les coureurs du CC Etupes, Maxime Le Lavandier et Guillaume Martin. Retrouvez ci-dessous les réactions recueillies par DirectVelo.com.

Matteo Draperi (UC Monaco)
Vainqueur de Grand Prix de Saint-Etienne Loire
« Nous n'étions que deux de l'équipe au départ mais tout s'est bien passé. Les principales équipes de la course ont bien géré. Il n'y a pas eu une échappée avec une très très grosse avance. Dans le dernier tour, je suis rentré sur les hommes de tête avec Maxime Le Lavandier. Nous étions sept. Maxime avait de la force. Il a accéléré, nous sommes sortis à trois avec son coéquipier (Guillaume Martin). Dans la toute dernière bosse, j'étais un peu limite mais j'ai tenu. Puis dans les trois derniers kilomètres, ils ont attaqué chacun leur tour mais j'ai réussi à les suivre.
Je savais que sur le papier j'étais le plus rapide des trois mais ça reste de la théorie... Ça ne veut plus rien dire après une course de 150 kilomètres, disputée dans des conditions difficiles. Mais ça a bien marché au sprint ! Je suis content, c'est ma plus belle victoire. Je n'avais jamais remporté une course de ce niveau-là.
Comme tous les coureurs, je veux passer professionnel. Je m'amuse sur le vélo, mais l'objectif final est d'évoluer à l'étage supérieur. Il faudrait que je gagne un peu plus de courses...
L'an dernier, après ma saison au Chambéry CF en 2013, j'avais rejoint l'UC Monaco. Pour mes études, à Cuneo, ça me permettait de rejoindre un club pas trop loin de la maison. Je suis à 1h30. Nous avons une bonne équipe, le directeur sportif est Italien, j'ai des coéquipiers italiens avec qui je m'entends bien. Mais ça ne veut pas dire que je ne m'entendais pas avec les Français ! (sourires) Il y a la mer également... c'est pratique l'hiver pour rouler. Aujourd'hui, je partage ma vie entre Cuneo et une ville proche de Nice, où l'équipe a une maison.
Lundi, je serai à Vougy. Toute notre équipe sera là. J'irai ensuite sur deux épreuves Italiennes. Viendra la semaine suivante le Tour du Loir-et-Cher (2.2). J'espère faire quelque chose même si le terrain est plutôt plat. Moi dans les sprints je tente ma chance... On ne sait jamais ! »

Maxime Le Lavandier (CC Etupes)
2e
« Je suis plutôt satisfait. Je me suis rassuré avant mes objectifs. J'avais de la force depuis le début de saison mais je n'arrivais pas à concrétiser par un résultat. J'étais jusqu'à là sur des terrains qui ne me correspondaient pas spécialement. Aujourd'hui, en plus des montées, il y avait des descentes techniques qui me réussissent bien.
Ça commençait à revenir dans les derniers kilomètres, alors j'ai monté la dernière bosse fort. J’espérais lâcher Matteo (Draperie)  mais il n'a pas lâché. Guillaume (Martin) n'était pas au mieux dans la bosse, il s'est quand même accroché. La descente était vraiment technique. Matteo est parti, je n'ai pas lâché sa roue car je sais qu'il est très technique. Guillaume a perdu 200 mètres. Je n'ai donc pas attaqué en attendant son retour. Une fois revenu, il a attaqué deux-trois fois car nous savions que nous étions foutus au sprint. Matteo était très vigilent. C'est le genre d'arrivée qui lui correspond plutôt bien.
Je vais pouvoir aller au Circuit des Ardennes (2.2) avec plus de sérénité. Je couperai ensuite puis j'irai sur les courses par étapes : Circuit de Saône-et-Loire, Tour du Jura et Tour du Chablais. Comme je ne peux plus disputer la Ronde de l'Isard, j'ai trois-quatre semaines de décalage dans ma préparation. Je vais en effet tout miser sur le Tour des Pays de Savoie. »

Guillaume Martin (CC Etupes)
3e
« La journée a été très éprouvante. Nous étions cramés dans le final, moi encore plus que Maxime. J'ai essayé d'attaquer mais ce n'était pas tranchant.
Le 2e tour a été terrible. J'étais frigorifié. J'ai cru que j'allais bâcher le tour d'après. Heureusement, il y a eu une éclaircie. J'ai pu changer de gants et prendre un k-way à la voiture, ça m'a un peu sauvé.
Je confirme ma victoire à Annemasse-Bellegarde. J'étais aussi arrivé pour la gagne il y a quinze jours à Troyes-Dijon. Je disais cette semaine que je visais plus des coups d'éclat que la régularité, mais je montre quand même aujourd'hui que je suis un coureur régulier. Je suis un cran au-dessus par rapport aux années précédentes. J'arrive pratiquement toujours pour la victoire. Je vais disputer lundi le Grand Prix de Vougy. C'est un circuit qui me convient bien. J'étais dans la bonne échappée sur la Coupe de France 2013. Il faudra avoir récupéré... La pluie, ça fatigue quand même mais avec un bon dimanche de Pâques de récupération, ça devrait aller. (sourires) »

Lionel Genthon (Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme)
5e
« Ca a été une course d'usure, la pluie a fait du dégât par l'arrière. J'ai veillé à toujours courir placé pour éviter les bordures, les chutes et les cassures. Je me suis économisé au maximum. Je suis sorti dans la descente, qui ramenait vers Saint-Etienne, avec Quentin Bernier (SCO Dijon). Nous n'arrivons pas loin de la gagne mais nous n'avons pas pu aller chercher les trois. Je suis déçu car ils n'étaient pas loin, il y a donc forcément un regret. Mais je termine 5e du Grand Prix de Saint-Etienne à 42 ans, c'était inespéré avant la course. En plus, je suis tombé la semaine dernière sur la Coupe de France DN2 alors il a été compliqué de m'entraîner cette semaine. Mais ce temps-là, avec la pluie et le froid, me convient. Je suis toujours motivé. Le club est toujours là pour les coureurs. Ca donne envie de le récompenser. »

Crédit photo : Philippe Pradier - picasaweb.google.fr/PHPHOTO42
 

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