Geoffrey Thévenez ne veut pas précipiter les choses

Son début de saison avait plutôt bien commencé. 4e de la dernière épreuve du Circuit des Plages vendéennes à Challans, et par la suite victorieux du Grand Prix de Belleville-sur-Meuse, Geoffrey Thévenez à part la suite disparu des pelotons. La faute à une chute idiote alors qu’il était en cours en mars dernier. Le diagnostic est alors plutôt mauvais : fracture de la malléole et six semaines de plâtre. "C’est un peu ballot car je me sentais vraiment bien en début de saison, confie le coureur du Vendée U à www.directvelo.com. Je pouvais jouer ma carte comme nous n’avions pas vraiment de sprinteurs spécifiques dans l’équipe, la confiance était là."
Une cheville encore raide
La suite fut plus compliquée à vivre pour le Haut-Marnais. Il a dû s’armer de patience avant de pouvoir remonter sur le vélo, après son déplâtrage le 25 avril dernier. Etudiant en BTS Techniques Physiques pour l'Industrie et le Laboratoire, il a trouvé à s’occuper. "J’ai pu aller aux cours correctement, ce qui n’était pas toujours le cas (sourires), et avec 27 heures d’enseignement par semaine, je ne me suis pas ennuyé", précise-t-il.
Soutenu par ses coéquipiers et sa famille, il revient en forme petit à petit, sans vouloir se mettre trop de pression. "J’ai pris l’initiative de rouler tous les jours correctement dès que j’ai pu le faire mais je dois dire que la cheville était plutôt raide durant la reprise", commente l’Espoir 3e année. En effet, ce type de blessure réclame un temps de rééducation important et Geoffrey Thévenez reconnaît que "c’est une fracture très compliquée."
« Aider mes coéquipiers »
Il a repris la compétition le week-end dernier. Tout d’abord sur un critérium, le Grand Prix de Doué-les-Fontaines avant de participer aux Boucles Sérentaises. Une reprise qui lui a permis de voir qu’il avait encore du travail à faire. "Dimanche, la force m’a lâché d’un coup, sinon je n’étais pas trop mal jusqu’au sommet de Cadoudal", lâche-t-il.
Désormais, il espère revenir en forme crescendo pour ce qui constituera son objectif de la saison, le Championnat de France de l’Avenir en août prochain. "Il ne faut pas précipiter les choses et faire n’importe quoi, dit-il lucide. C’est sûr que j’aurais aimé courir les Boucles de la Marne mais je suis bien trop juste encore !"
Ce week-end, il participera avec Anthony Haspot et Taruia Krainer au Circuit des Vignes et au Grand Prix de Montamisé. "J’y vais surtout pour aider les coéquipiers et refaire une base foncière", convient-il. Pour jouer la victoire, il sait qu’il devra encore attendre un peu.
Crédit Photo : Pauline Baumer - www.directvelo.com
