Quatre questions à Julien Antomarchi
Julien Antomarchi (VC La Pomme Marseille) a remporté ce dimanche le Souvenir Jean Masse. Une victoire à domicile pour le coureur et son club, co-organisateur de l’épreuve.
DirectVélo : Dans quel état d’esprit abordais-tu cette année le Souvenir Jean Masse ?
Julien Antomarchi : Je sortais de l’Essor basque où j’avais de bonnes sensations. J’ai terminé troisième jeudi, même si j‘aurais pu faire mieux. La course était difficile. Mardi, quand il y avait les coureurs d’Auber 93, j’étais bien aussi mais j’ai cassé ma chaîne. C’est la première fois que le club alignait une équipe à l'Essor. Ça changeait des habitudes. Ça fait du bien de voir de nouvelles choses. Je sentais que ça pouvait le faire sur le Jean Masse. J’ai toujours rêvé de le gagner. Maintenant, c’est fait !
Comme ton équipe, tu es toujours très surveillé sur cette épreuve…
C’est vrai que nous sommes toujours marqués du fait que nous sommes à domicile. De plus, l’équipe pèse souvent sur la course. Là encore, toute l’équipe était très surveillée. Moi bien sûr aussi, avec les résultats que j’ai depuis quelques années. C’est pareil pour des gars comme Benoît Luminet ou Samuel Plouhinec, dès qu’ils lèvent le cul de la selle… On fait avec. En début de course, je suis allé dans les gros coups car il y avait beaucoup d’attaques. Tout le monde ne pouvait pas y aller. Après j’en ai gardé le plus possible, je savais que le final était dur.
Comment as-tu géré le final justement ?
Arthur Vichot (CR4C Roanne) est parti dans la côte des Thermes. Je suis sorti sur le haut des Thermes, accompagné d’un autre Roannais. J’ai essayé de rentrer dans le Régage. Evaldas (Siskevicius, son coéquipier NDLR) a fait un gros boulot dans le final. Il a beaucoup roulé et s’est écarté à un kilomètre de l’arrivée après avoir ramené sur Benoît Luminet qui venait d'attaquer dans la dernière petite bosse avant l’arrivée. J’étais assez confiant pour le sprint face aux deux Roannais car j’ai une bonne pointe de vitesse. Jeudi, à l’Essor, j’ai mal abordé mon sprint. J’aurais dû être en tête car il y avait un virage à 150 mètres de l’arrivée. Là au Jean Masse, c’est différent bien sûr car je connais le final. J’ai lancé le sprint. J’ai pu le lancer quand je voulais.
A quelle place mets-tu cette victoire dans ton palmarès ?
Au niveau du prestige, c’est en-dessous de mes victoires de l’an dernier sur les Trois jours de Vaucluse et au Tour de Bretagne. Mais au niveau du coeur, c’est la plus belle. C’est notre course le Jean Masse. Je suis très heureux de le remporter. Tout le long du parcours, les gens nous encouragent. Nous entendons des « Allez la Pomme », à chaque carrefour, etc. A l’arrivée, tout le monde était content. C’est différent des Trois jours de Vaucluse où je serai en fin de semaine, et où là la pression est personnelle. Le club souhaite qu’on fasse bien mais ils savent qu’il y a du niveau.
