Hugo Hofstetter veut retrouver le moral... et des jours de course

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Hugo Hofstetter est présent, cette semaine, sur les routes du Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Pourtant, sur un parcours particulièrement exigeant cette année, les occasions de briller ne devraient pas être nombreuses pour l’Alsacien, qui en a pleinement conscience. “Sur le papier, il n’y a que la cinquième qui pourrait me plaire. Même le quatrième jour, ce sera sûrement super dur, ou pour une échappée. Je préfère ne pas la compter. Donc pour moi, c’est jeudi et c’est tout, je crois”, concédait-il auprès de DirectVelo en marge de la première étape en terres iséroises, dimanche. “Mais de toute façon, je suis surtout ici pour améliorer ma condition physique en vue d’une éventuelle participation au Tour de France, en sachant que ça reste quand même hypothétique pour l’instant”.


« J’AI BESOIN DE ME RELANCER »

Ce choix de venir sur le « Dauphiné » est tout de même personnel pour le sprinteur de la formation NSN. “Ils m’ont posé la question. Après Dunkerque, je me sentais bien alors j’ai fait savoir au staff que je voulais venir. C’est aussi l’occasion d’accumuler des jours de course car ça me manquait un petit peu. Je préfère enchaîner sur des courses très difficiles, même si les opportunités ne seront pas nombreuses”. Et pour cause :
Hugo Hofstetter n’a pas envie de revivre une situation similaire aux deux années précédentes, durant lesquelles il a beaucoup enchaîné les courses d’un jour mais n’a finalement “pas couru tant que ça”. Il voulait donc “changer” en enchaînant Dunkerque et le Dauphiné. “J’imagine que ça pourrait me permettre de monter en pression. J’ai besoin de me relancer”.

Lors des 4 Jours de Dunkerque, justement, le coureur de 32 ans avait terminé 4e le dernier jour mais n’était pas parti pleinement satisfait de son séjour dans les Hauts-de-France. “J’ai attendu trop longtemps. Je n’ai pas forcément la confiance nécessaire actuellement pour y aller au bon moment. Après ça, je me suis fait bloquer dans les barrières pour la place de 3. Jordi (Meeus) était de toute façon très rapide mais j’aurais pu faire mieux”.

« IL Y A DES FOIS OÙ IL N’A PAS MANQUÉ GRAND-CHOSE »

Un sprint à l’image de cette première partie de saison, qui le laisse clairement sur sa faim. “Il m’a toujours manqué de la réussite. Même sur les Classiques, j’étais là pour faire un truc mais j’ai à chaque fois eu quelque chose : une chute, un guidon pas droit après un incident, un sprint où je me fais bloquer… Il y a des fois où il n’a pas manqué grand-chose, notamment à Kuurne ou là aussi, j’ai trop attendu jusqu’à me faire enfermer alors que j’étais en position de faire 2 ou 3”, reprend celui qui est tout de même 
monté sur le podium du Samyn, mais n’a plus gagné depuis… le Tro Bro Leon 2022, lorsqu’il évoluait encore chez Arkéa.

Autrement dit, il n’est pas encore parvenu à gagner pour l’équipe NSN, ex-Israël-Premier Tech, qu’il a rejoint il y a maintenant deux ans et demi. “Pour l’instant, ça a souvent tourné du mauvais côté et j’ai fini par me retrouver dans une spirale négative, ça empiète un peu sur le moral”, concède celui qui compte, “normalement”, se rendre à la Tour-du-Pin à la fin du mois pour le Championnat de France. Et qui espère donc être de la fête au mois de juillet prochain sur la plus grande course au monde. 

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