« On prouve qu’on avait notre place chez les pros » : Les p’tits gars d’Auber sonnent la révolte

Crédit photo Xavier Pereyron / LNC
Les grandes satisfactions et les moments de joie se sont faits rares, depuis le début de saison, du côté de la formation St-Michel-Preference Home-Auber 93, en manque de résultats jusqu’à présent lors de cet exercice 2026. Les sourires sont encore moins présents, bien sûr, depuis le communiqué annonçant l’arrêt de la Conti francilienne masculine au terme de l’année en cours. Mais ce mercredi, les p’tits gars d’Auber ont sonné la révolte grâce à Simon Guglielmi et Thomas Champion. Au cœur des montagnes du Mercantour, les deux hommes ont signé un solide Top 10 en Classe 1, après la longue échappée de leur coéquipier Théo Delacroix.
“Je n’attendais que ça, j’en avais marre des courses où il faut frotter et se placer tout le temps. Là c’était à la pédale. Depuis deux mois, je rigole avec les gars de l’équipe en leur disant qu’on allait gagner la Mercan’Tour. On n’a pas gagné mais on en met deux dans les 10 et ça fait plaisir”, se réjouit Simon Guglielmi auprès de DirectVelo, présent derrière la ligne d’arrivée à Valberg. Même satisfaction pour son acolyte Thomas Champion. “Si on nous avait dit ça ce matin, on aurait signé. Et on le fait à deux ! Pour une petite équipe Continentale, pour la fin de l’équipe… On arrive encore à faire des perf’. On prouve qu’on avait notre place chez les pros, dans ce monde-là”, déclare, non sans amertume, le longiligne grimpeur, qui a toujours du mal à digérer l’annonce de l’arrêt prochain de son équipe.
« JE N’Y AI MÊME PAS VRAIMENT CRU »
“Entre 10 et 20, ça aurait été déjà bien. Un Top 10, c’était incroyable. C’est presque au-delà de mes attentes”, reprend Simon Guglielmi. L’ancien coureur d’Arkéa a mis toutes les chances de son côté ces derniers temps en s’entourant d’une diététicienne et d’une préparatrice mentale. “J’ai tout optimisé. Je ne suis pas un pur grimpeur mais je pense avoir montré que j’ai quand même la bonne patte”. Déterminé à performer, il ne s’attendait pas pour autant à n’être précédé que par six autres coureurs sur cette épreuve montagneuse. “Je n’y ai même pas vraiment cru quand c’est parti, j’ai laissé filer mais je suis revenu à contre-temps, ce que j’ai un peu payé mais je suis vraiment content. J’ai pété à quatre-cinq bornes du sommet du groupe Sosa-Pozzovivo. Mais j’ai fait un bon truc”.
Lui aussi fier de sa journée, disputée en présence du manager historique de l'équipe Stéphane Javalet, Thomas Champion ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. “On a prouvé qu’on avait le potentiel. Il ne nous reste plus qu’à trouver une équipe pour l’an prochain”. Rendez-vous est pris dès la Route d’Occitanie pour tenter de décrocher un nouveau résultat de référence.
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