« C'est devenu un objectif » : Joël Plamondon récompensé

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo
Charvieu-Chavagneux Isère Cyclisme a eu les honneurs de la cérémonie protocolaire finale de l’Alpes Isère Tour. Et ce grâce au Canadien Joël Plamondon, vainqueur du classement des sprints intermédiaires. “Je suis content d'avoir ce maillot. Je suis un peu déçu de n'avoir obtenu aucun résultat sur les étapes, mais au moins j'ai montré que j'étais capable d'être à l'avant”, apprécie-t-il auprès de DirectVelo.
« POUR LE CLUB AUSSI, C'EST IMPORTANT »
Pour s'offrir ce classement, il a marqué des points sur les étapes 1, 2 puis 4. “Quand on a vu que c'était possible pour moi de gagner le maillot, c'est devenu un objectif. On était ici pour les étapes à la base, mais c'est un objectif qu'on a ajouté en cours de route. Donc, c'est vraiment bien d'être capable de l'accomplir. Pour le club aussi, c'est important”. La commune de Charvieu-Chavagneux est en effet depuis de longues années l’un des partenaires les plus fidèles de l’épreuve de Classe 2.
Pour le Québécois, tout le monde a fait ce qui était attendu de chacun pendant les cinq jours de course. “Parfois, on n'a juste pas les jambes, mais ce qui est sous notre contrôle, ça s'est bien passé. L'équipe peut être contente d'elle”. Au classement général final, Peder Antoni Gravas a pris la 22e position. Joël Plamondon termine lui aussi dans le Top 30.
« EN MODE SURVIE »
Sur l’étape-reine, dimanche, il estime avoir mal géré son début de course et pense qu’il aurait pu faire mieux. “Dans le premier col, je me suis fait lâcher direct. J'ai réussi à revenir, mais ça m'a pris beaucoup d'énergie puis j'ai sauté. J'étais juste en mode survie pendant le reste de l’étape”. Il estime être plus puncheur que grimpeur. “Quand ça monte pendant plus de 15 minutes, j'ai du mal à suivre. C'était une vraie étape de montagne. Je pense que c'est la plus dure que j'aie faite de toute ma vie”.
Joël Plamondon s'envole ce mardi pour le Canada. Il va disputer la semaine prochaine le Tour de Beauce (2.2). “Je pense que ça va être plus facile qu'ici. Le niveau est moins élevé. Il y aura moyen de vraiment bien faire”. Puis il enchaînera avec son Championnat national. “C'est un parcours qui me convient assez bien, donc je pense que je peux bien faire. Je ne me mets pas trop de pression parce que je sais que tout peut arriver. Ça dépendra de qui est là et de comment je me sens ce jour-là”. Il vise une grande performance afin d’obtenir sa sélection pour le Championnat du Monde qui aura lieu chez lui, à Montréal. “Pour être sélectionné, il faut que j'obtienne un excellent résultat au Championnat”.
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