Olav Kooij : « Je me posais quand même des questions »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Impossible d’être plus efficace. Privé de compétition jusqu’à présent cette année en raison d’un long virus qu’il a traîné depuis le début de l’hiver, Olav Kooij a signé et soigné son retour à la compétition de la plus belle des manières, en remportant ce vendredi la première étape en ligne des Boucles de la Mayenne. “C’est un rêve. Je ne m’y attendais pas vraiment mais c’est la preuve que, parfois, il faut simplement y croire”, se félicitait-il au micro de DirectVelo derrière le podium protocolaire. “Je remercie mes coéquipiers, qui ont cru en moi et ont réalisé un super boulot toute la journée. Après les derniers mois que j’ai pu vivre, c’est vraiment top de gagner ici”.
La formation Decathlon CMA CGM et son sprinteur “se doutaient bien que ça finirait au sprint”. Encore fallait-il être en mesure de bien négocier les derniers hectomètres. “On avait bien analysé le final avec l’équipe, on savait que le dernier virage allait avoir une importance capitale. Une fois que j’ai vu la ligne au loin, j’ai décidé de lancer”. Après avoir profité de l’expérience et du travail de son poisson-pilote Cees Bol.
« AUCUN ATHLÈTE N’A ENVIE DE SE RETROUVER COINCÉ SUR SON CANAPÉ »
“Les autres années, je serais arrivé ici clairement pour la victoire mais étant donné les circonstances cette fois-ci, je comptais d’abord prendre du plaisir sur le vélo. Après avoir passé une si longue période sans compétition, je voulais juste profiter d’avoir la possibilité de faire ce que j’aime le plus. Être là était déjà une première victoire”, philosophe l’athlète néerlandais, qui avait quitté la Visma-Lease a Bike l’hiver dernier pour se lancer dans cette nouvelle aventure avec la WorldTeam française.
“Forcément, j’avais envie de marquer mon retour de la meilleure façon possible mais je me posais quand même des questions, c’est normal. Mais on a bien bossé avec mon entraîneur pour en arriver là aujourd’hui. Je savais que si j’étais bien positionné par les gars, j’étais en mesure de conclure”. Et Olav Kooij l’a parfaitement fait, après avoir dû s’armer de patience pendant de longs mois. “C’était frustrant bien sûr. Aucun athlète n’a envie de se retrouver coincé sur son canapé, privé de compétition, pour une si longue période. Être de retour à l’entraînement était déjà une bonne chose mais retrouver le plaisir de courir, c’est encore autre chose”. Et en pouvant lever les bras sur la ligne d’arrivée, c’est encore mieux. Nul doute que cette 48e victoire chez les pros restera longtemps dans la tête d’Olav Kooij. Et qu’elle en appelle (déjà) bien d’autres.
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