Camille Charret : « Il faut passer par là »

Crédit photo Freddy Guérin / DirectVelo
Sacré baptême du feu pour Camille Charret. Pour sa première saison chez les pros, le sociétaire de l’équipe Cofidis - qui s’était pour rappel engagé avec Arkéa-B&B Hôtels dans un premier temps avant que l’équipe ne disparaisse - a enchaîné les épreuves de très haut niveau, notamment du côté de la Belgique. “C’était un programme ambitieux. On a eu pas mal de blessés durant la période des Classiques. Il était quand même prévu que je fasse de grosses Classiques, mais pas autant”, explique-t-il après coup au micro de DirectVelo. “Je pensais plutôt découvrir quelques courses en France, je ne m’attendais pas forcément à ça. Cela dit, on m’avait averti que j’allais faire des courses compliquées et j’ai bien assimilé ce bloc”.
Actuellement présent sur les routes des Boucles de la Mayenne, l’ancien Champion de France Juniors assure qu’il se sent en condition. “Là actuellement, ça va bien, mieux qu’en début de saison. J’ai enchaîné beaucoup de courses, ça m’a fait passer un cap physiquement, d’autant que c’était souvent des courses difficiles, insiste-t-il. J’ai pris énormément d’expérience. J’ai fait une petite coupure après le Tour de Turquie puis j’ai pu repartir sur un nouveau bloc de travail. Depuis, ça va beaucoup mieux”.
« C'ÉTAIT FOU, J’AI BEAUCOUP AIMÉ »
Les Classiques, l’athlète de 19 ans compte bien y retourner dès l’an prochain. “C’est top d’avoir pu découvrir de belles courses, notamment Gand-Wevelgem et Paris-Roubaix. J’ai hâte d’y retourner dans les années à venir pour y faire de meilleurs résultats. Ce sont des courses qui se font au mental. On est à la limite tout le long. C’est le type de course qui me convenait déjà chez les Juniors”. Pour son premier « Enfer du Nord » chez les grands, il est allé au bout. “C’était vraiment l’ambition. Quand on prend le départ, on ne sait jamais trop si ce sera possible. J’ai tout donné jusqu’à la fin. J’étais un peu déçu de ne pas avoir accroché le groupe qui était devant moi mais c’était déjà très bien pour une première. Avec ce public, c’était fou, j’ai beaucoup aimé”.
Plus généralement, Camille Charret se contente pour le moment d’un rôle de coéquipier pour les grands noms de la ProTeam nordiste. “Quand on arrive dans une équipe, on fait le boulot. Il faut passer par là. Je n’ai pas de problèmes avec ça, surtout qu’on a des leaders qui tournent bien en ce moment dans l’équipe. Ça ne marche pas trop mal, il y a une bonne ambiance sur tous les fronts”. Cette situation ne l’empêche pas d’espérer jouer sa carte dans quelques mois, sur un autre continent. “Je pense aux courses asiatiques de fin de saison, où j’aurai peut-être un peu plus ma chance”. Il espérait également se mettre en évidence lors du prologue de Laval, ce jeudi, mais n’a pas été épargné par la malchance. “J’ai crevé quelques secondes avant le départ alors j’ai fait un chrono un peu en-dedans, sans roue pleine. C’est une déception car je voulais le faire à bloc”.
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