Ville Merlöv : « Peut-être que j'ai fait une erreur »

Crédit photo Alexis Dancerelle - DirectVelo

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C'est en un contre un que la victoire s'est jouée sur Paris-Troyes, ce lundi. Et c'est Silas Koech qui a pris le meilleur sur Ville Merlöv, au grand dam du Suédois qui était déçu de lui à l'arrivée. Au terme d'une journée chaude où c'est l'échappée du jour qui est allée au bout, le coureur de BHS-PL Beton Bornholm a eu le temps de se voir lever les bras sur l'épreuve de Classe 2. Mais il n'en a rien été, et c'est donc frustré que Ville Merlöv s'est présenté au micro de DirectVelo.


DirectVelo : Tu sembles très déçu de cette 2e place...
Ville Merlöv : J’avais déjà beaucoup d’attentes envers moi-même. Donc j’ai eu un peu de mal avec mes performances ces dernières semaines. Mais cette fois, je pensais surtout à ma famille. Ils font énormément pour moi, ils croient en moi à 100 %. Je voulais simplement leur offrir un résultat. Aujourd’hui, j’ai vraiment donné le maximum. C’est un très beau résultat, mais je vise une victoire UCI. C’est mon objectif cette année. Je l’ai dit dès le début de saison. Et je ne serai pas satisfait de mon année si je ne gagne pas une course UCI.

Pourtant, la tendance était loin d'être très favorable pendant la journée...
À mi-course, je n’y croyais plus du tout parce que notre avance diminuait de plus en plus. Et déjà à 90 ou 80 kilomètres de l’arrivée, j’ai dit aux autres qu’il fallait accélérer, mais personne n’a répondu. Alors je me suis dit qu’ils étaient tous cuits. Donc à 60 kilomètres de l’arrivée, j’ai commencé à rouler plus fort moi-même. Et immédiatement, l’écart a recommencé à augmenter. Soudain on avait de nouveau presque deux minutes d’avance. Puis les voitures des équipes sont revenues derrière nous et je pense que tout le monde a commencé à y croire. Alors nous avons roulé ensemble.

« J'AI COURU UN PEU BÊTEMENT AU DÉBUT »

Et vous êtes finalement sortis à deux avec Silas Koech...
Je pense qu’on savait tous les deux qu’on était les plus forts de l’échappée. Et on voulait s’assurer que ce soit nous qui jouions la victoire. Alors j'ai parlé avec lui. On s’est dit qu’on attaquerait ensemble dans les trois dernières bosses. On avait décidé qu’après 157 kilomètres de course, on tenterait quelque chose. Alors on a attaqué ensemble et les autres sont restés sur place. Je ne suis pas un sprinteur explosif, je suis un coureur d'échappée donc c’était ma meilleure chance de gagner la course. Peut-être que j’aurais dû essayer de partir seul à la fin au lieu d’attendre le sprint.

À quel moment as-tu cru en la victoire ?
Dans les cinq derniers kilomètres, j’ai compris qu’on pouvait jouer la victoire. Mais peut-être que j’ai fait une erreur tactique à la fin. J'ai fait ce que j’ai pu. Je me suis retrouvé en tête à un peu plus de 1 000 mètres de l’arrivée. Et évidemment, lui ne voulait pas me dépasser. Donc j’ai dû lancer le sprint assez tôt en espérant que ça passe. À la fin, je pensais juste à ma famille, j’ai couru pour eux.

As-tu des regrets ?
J’avais de bonnes jambes, mais tactiquement, je pense que j’ai couru un peu bêtement au début de la journée. Si je voulais gagner aujourd’hui, je pense que j’aurais dû courir un peu plus intelligemment et peut-être ne pas trop en faire au début. Mais parfois, on en veut un peu trop et on roule trop fort à l’avant. Peut-être que j’aurais pu économiser un peu d’énergie pour être meilleur au sprint à la fin. Mais j’ai fait de mon mieux.

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