« Il peut se passer des choses » : Sacha Bergaud face aux deux dernières étapes

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo
Sacha Bergaud a endossé le maillot blanc de leader de l'Essor Breton presque sans le vouloir. "On avait pour but de lancer Farley (Barber) et je devais rester dans sa roue, au cas où", rappelle-t-il à DirectVelo. Mais l'emballage massif dans le village de Malachappe en Pluvigner ne s'est pas déroulé comme prévu. "On a lancé chacun de notre côté". Derrière le doublé du VC Pays de Loudéac, le SCO Dijon-Team Materiel-velo.com prend les deux places suivantes.
Avec sa 4e place, Sacha Bergaud, déjà 5e la veille, prend donc la tête du général à l'addition des places. C'est d'ailleurs pour avoir un meilleur total que le coureur de 19 ans s'est mêlé au sprint. "Au cas où si par exemple dans les deux prochains jours, il n'y a pas vraiment de différence qui s'opère". A deux étapes de la fin, neuf coureurs sont dans le même temps.
3 COUREURS DU SCOD PEUVENT PRENDRE LE MAILLOT
Ce maillot blanc, il va donc falloir le défendre. "Je sais qu'on est une équipe forte, je sais que s'il y a besoin de contrôler, on peut contrôler", se rassure l'ancien vainqueur du Grand Prix de Puyloubier Sainte-Victoire. Cette deuxième étape a montré que quand la Conti Fédérale prend le manche, les écarts diminuent, derrière Malo Stevant impérial ce samedi. "On a vraiment attendu le dernier moment pour rouler, parce qu'on voulait un petit peu jouer. Ce n'était pas à nous de prendre les rênes les premiers puisque j'étais 5e du général. Chalette nous ont aussi bien aidés". Les Dijonnais sont aussi plusieurs bien placés au général avec Gabin Cler et Hugo Roudier. De quoi manoeuvrer. "Mes coéquipiers aussi peuvent prendre le maillot. Et moi comme eux, je serais content qu'ils me le prennent".
Depuis deux jours, Sacha Bergaud obtient parmi ses meilleurs résultats de la saison, après sa 3e place de l'Annemasse Classic (1.2). "Ce n'est pas forcément le début de saison que j'imaginais, reconnaît-il. On veut toujours faire mieux, toujours être plus fort, toujours mieux courir, on s'en veut toujours. Les jours où j'ai eu des occasions je les ai saisies. Les autres jours, il m'en manquait comme à Paris-Roubaix ou à l'Artois où j'ai eu des problèmes mécaniques qui ont vraiment pesé sur la course". Pour les deux dernières étapes de l'Essor Breton, il sait que tout peut arriver. "On sait qu'il peut se passer des choses, je ne suis pas à l'abri".
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