Laurence Pithie voulait « limiter les dégâts », Rasmus Tiller en profite

Crédit photo LNC - Xavier Pereyron
Laurence Pithie et Rasmus Tiller ont des chances d'être les deux principaux acteurs du Circuit de Cassel, ce samedi, aux 4 Jours de Dunkerque. Ce vendredi, l'un avait un maillot de leader à défendre, quand l'autre a été malin pour triompher en solitaire à Wallers-Arenberg. "Je suis vraiment heureux d’avoir pu conclure, se réjouit Rasmus Tiller, le plan était de me lancer pour le final. C’est vraiment agréable de décrocher une nouvelle victoire". Uno-X a pu mettre son plan à exécution, mais pas Laurence Pithie qui s'est battu toute la journée avec sa machine. "J’ai eu pas mal de malchance avec les crevaisons. J’ai crevé trois fois et, à un moment, j’ai dû changer les deux roues dans la section après les pavés. Donc ça a rendu la course plus compliquée".
Quand le groupe de Rasmus Tiller a pris les devants, la Red Bull-BORA-Hansgrohe n'a pas paniqué et a bien ramené son leader. "On était vraiment en difficulté à l’arrière. Mais l’équipe a fait un super travail. Ce n’était pas facile de revenir sur le groupe de tête, mais je suis content de mes jambes". Car le Néo-Zélandais y est parvenu. Mais c'est Rasmus Tiller qui a eu le dernier mot. "On en avait parlé dans le bus avant le départ. Quand tout le monde est fatigué, j’essaie de trouver le bon moment. Il y avait très peu de distance entre le dernier virage et l’arrivée, donc j’ai simplement essayé de tout donner. J’ai réussi à résister", raconte le Norvégien.
Une fois parti, Laurence Pithie avait un dilemme. "J’ai hésité à suivre Tiller mais il y avait déjà un écart. Je ne voulais pas forcer avec tous les autres derrière et perdre les secondes de bonification. J’en ai perdu 4 sur lui, mais j’aurais pu en perdre beaucoup plus si j'avais fait l'effort pour ramener tout le monde et que j'avais été battu au sprint. Aujourd’hui, c’était un peu une opération limitation des dégâts, donc ce n’est pas si mauvais", analyse celui qui a finalement pris la 2e place du jour, et les six secondes de bonification. Cassel ce samedi devrait mettre les deux hommes d'accord. "Tout le monde va essayer de nous attaquer comme aujourd’hui, donc l’équipe devra être très forte. Si j’arrive en tête au pied de la dernière montée, ce sera bien". Et pourquoi pas s'offrir l'étape en prime pour Laurence Pithie.
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