Hugo Duclos-Lassalle : « Une petite pression en plus par rapport au nom »

Crédit photo Fabien Lenfant / DirectVelo
Hugo Duclos-Lassalle avait plusieurs plans en tête au départ de la Ronde de l'Isard. Soit tenter de jouer à l'arrivée, soit partir aux avant-postes. Mais le coureur de l'Equipo Finisher-Kern Pharma n'avait pas pour ambition de rester au chaud. Cette première étape était cochée, et le petit-fils de Gilbert et fils de Hervé l'a achevée avec le meilleur des sprints intermédiaires. Une consolation avant de, peut-être, se tester lorsque les choses sérieuses vont commencer. Hugo Duclos-Lassalle est revenu avec DirectVelo sur cette première journée, mais aussi sur l'impact du nom particulier qu'il porte.
DirectVelo : Comment s'est passée cette journée à l'avant ?
Hugo Duclos-Lassalle : C'était dur aujourd'hui, j'avoue que je l'avais dans un coin de la tête cette étape. Si je ne sortais pas, j'aurais aimé jouer l'arrivée, mais si je sortais, c'était pour jouer un maillot, donc soit les points chauds, soit le meilleur grimpeur. Pour les grimpeurs, je n'étais pas le plus rapide en haut des bosses, mais j'étais le plus rapide sur le plat, donc j'ai gagné les deux sprints intermédiaires, ce qui me permet d'avoir ce maillot, et je vais essayer de le défendre au maximum pour toute cette belle semaine qui nous attend.
Quel est ton rôle pour cette semaine ?
Ils ne nous ont pas forcément défini de rôle dans l'équipe, on attendait de voir la première étape, donc je pense que je vais être un peu l'électron libre. Surtout pour la troisième étape, je pense qu'il y a des points à aller chercher sur le début de journée, et après on verra comment ça se passe dans les cols.
Tu sais situer ton profil et tes qualités ?
En Junior, je fais 10e de la Classique des Pyrénées, et l'Aubisque n'est pas un des cols les plus faciles. Je suis un peu passe-partout, il n'y a qu'en chrono où je ne suis pas très bon, mais je me suis préparé dans les Pyrénées la semaine dernière pour cette semaine, on verra ce que ça donne dans les cols.
« AUJOURD'HUI JE CROIS QUE JE L'AI BIEN PORTÉ »
Avec ton nom, on doit forcément beaucoup te parler de ton père et de ton grand-père !
Je le prends bien, c'est vrai que courir en France, surtout sur la Ronde de l'Isard, c'est toujours une petite pression en plus, par rapport au nom de famille. Parce que je sais que ce sont des connaisseurs du vélo qui viennent voir, et donc le nom parle. Mais aujourd'hui je crois que je l'ai bien porté. Je pense qu'il y a un supplément d'âme aussi. Aujourd'hui j'ai entendu des « allez Hugo » sur le bord des routes, je pense que les gens ont regardé DirectVelo (sourire).
Quelles étaient tes ambitions pour cette première partie de saison ?
Je voulais marcher sur ce début de saison, ça n'a pas trop été le cas, j'ai été vachement gêné avec mes allergies au pollen, je n'arrivais pas à trouver de solution. Là ça va mieux, ce mois de mai était important pour moi, à la base je n'étais pas prévu sur l'Isard, ils m'ont mis il y a deux semaines, donc je suis content de performer aujourd'hui, et on verra ce que ça donne les prochains jours.
« JE ME DÉBROUILLE TRÈS BIEN MAINTENANT »
Pourquoi es-tu parti en Espagne ?
Le projet était intéressant, ils m'ont proposé deux ou trois ans dans l'équipe de développement, et peut-être la suite dans l'équipe pro, mais c'est à voir, ça dépend bien sûr de mes résultats, comme dans toutes les équipes. Sinon, ce n'est pas très loin de la maison, il n'y a que trois heures de Bordeaux donc ce n'est pas très loin. Et les courses sont principalement au Pays Basque. Depuis le début de la saison, j'ai juste fait deux étapes de l'Essor Basque, et il y a deux semaines j'ai fait une Elite régionale, sinon je ne cours qu'en Espagne.
Comment se passe l'intégration ?
Je me débrouille très bien maintenant, je sens que je m'intègre bien avec les gars, on parle plutôt bien, et je n'ai pas de soucis de compréhension. Pareil pour parler cyclisme et tactique de course, parce qu'on a les oreillettes en Espagne, donc il faut savoir parler un peu, et comprendre.
