Clément Venturini : « J'ai gardé ma ligne de conduite »

Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo
Clément Venturini est un métronome sur les FDJ United Series. Régulièrement placé, et même vainqueur sur la Roue Tourangelle fin mars, le coureur d'Unibet Rose Rockets n'a pas raté le rendez-vous ce samedi, au Tour du Finistère, en montant sur la troisième marche du podium. "C'est très compliqué ce final, j'ai fait plusieurs fois des places, mais jamais gagnant", se rappelle-t-il. Alors avant de poser ses roues à Quimper, l'ancien coureur d'Arkéa-B&B Hôtels a fait ses devoirs. "Hier, j'ai revisionné un peu mes finals. Une année j'avais suivi Julien Simon, qui m'avait broyé à la fin. Dans ma tête, c'était mon plan, je voulais faire la même".
Mais ce samedi, tout le peloton n'était pas sur la même longueur d'onde sur la marche à suivre. "Je pensais que la course allait être un peu plus dure, avec la baisse du kilométrage mais le même dénivelé". Il faut dire qu'un invité indésirable s'est invité à la fête. "Avec le vent de face ça n'a pas eu l'effet escompté. Mais j'ai gardé ma ligne de conduite, j'ai voulu tenter. J'avais à cœur d'avoir davantage une stratégie d'attaque. Mais c'était compliqué". Son attaque au pied de la bosse finale n'a donc pas porté ses fruits. "Quand j'ai vu toute la FDJ derrière, j'ai réfléchi, il ne fallait pas non plus tout perdre".
« UN PEU À L'IMAGE DE TOUTE MA CARRIÈRE »
Comme les précédentes tentatives tout au long de la journée, qui ont toutes été avortées. "La Groupama a bien tenté, j'avais bien ciblé Valentin (Madouas) car je pense que c'est l'homme le plus fort ici, mais ça a eu du mal à casser. Beaucoup s'accrochent et ça reste un gros peloton à la fin". Avec seulement cinq éléments au départ, Unibet Rose Rockets n'avait pas beaucoup de profondeur non plus pour un coup de force. "C'était difficile de durcir, on ne mise pas tout sur un seul coureur, on préfère avoir plus de mecs pour marquer des points, c'est le jeu des équipes en 2026". Mais Clément Venturini a trouvé les ressources pour disputer le sprint et donc terminer 3e, sans se soucier des autres. "C'est un peu à l'image de toute ma carrière. Je n'ai jamais eu une équipe complètement dévouée pour moi donc je sais faire, je compose avec. Pour le reste, je fais mon maximum pour être performant".
Il le fera encore ce dimanche, aux Boucles de l'Aulne. "Châteaulin, c'est une course qui me correspond parfaitement bien. La priorité est de gagner la course". Et pas de regarder les points des FDJ United Series. En tout cas, pas pour son équipe. "Pour être franc, la Coupe de France n'est pas l'objectif de l'équipe. Au moins c'est clair, on me l'a dit hier. Mais ça ne change pas mon regard sur les courses. Ça va de pair, si je gagne, je serai leader". Le principal intéressé se verrait bien, lui, retrouver quelques souvenirs de l'an passé, s'il continue de performer sur les épreuves françaises. "J'avais passé un excellent moment au Parc des Princes l'année dernière et je compte bien y retourner quand même", conclut-il dans un sourire.
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