Tobias Lund Andresen au Giro « avec un esprit de revanche »

Crédit photo Decathlon CMA CGM
Tobias Lund Andresen est prêt à aborder un nouveau cycle, et quel cycle ! Après avoir débloqué son compteur en WorldTour, en s'imposant à trois reprises à cet échelon, le coureur de Decathlon CMA CGM s'est aussi montré à l'aise sur les Classiques, terminant dans le Top 10 de toutes les courses belges qu'il a terminées : 6e au Nieuwsblad, 7e à Kuurne-Bruxelles-Kuurne, 6e à l'E3 Saxo Classic et 2e à In Flanders Fields. "Je suis super content de ma saison. Je pense que je me suis aussi un peu surpris et que j'ai surpris. C'était bien de commencer de la meilleure des manières en Australie. Mais pour moi, le plus agréable, c’était de voir que je peux aussi performer sur les Classiques, quelque chose que j’ai toujours voulu faire", se réjouit-il auprès de DirectVelo.
UN RETOUR AU DANEMARK POUR SE RESSOURCER
Jusqu'à présent, le Danois n'avait pas beaucoup aimé la Belgique. "Ces dernières années, j’ai été assez mauvais sur les Classiques, si je puis dire. Donc je suis content de montrer du potentiel pour l’avenir". Ces courses exigeantes ont laissé quelques traces dans ses jambes. "Le corps était un peu en difficulté, je suis sûr que ça a été un choc pour lui, donc je pense que c’est bien d’avoir éliminé toute la rouille et maintenant je me sens prêt à me lancer vendredi". Car c'est désormais sur le Giro que Tobias Lund Andresen va s'aligner, avec la carte de leader du sprint pour Decathlon CMA CGM, et plein de fraîcheur. "J’ai eu quelques jours tranquilles. Je suis rentré au Danemark avec mes amis pour me ressourcer. Ensuite, j’ai repris l’entraînement il y a quelques semaines. Nous sommes partis en stage avec les sprinteurs pour se préparer pour le Giro".
Au passage, Tobias Lund Andresen a décroché une 12e place à Eschborn-Francfort, pour remettre la machine en route. "On est allés chercher ce qui me manquait". Sur le Tour d'Italie, il ne manquera en tout cas pas d'équipiers pour l'accompagner, avec un train à ses côtés. "C’est un très grand changement par rapport à mon ancienne équipe. Je pense que pendant les Classiques, on a pu voir à quel point l’équipe était forte dans les lancements. La façon dont on travaille ensemble, ça fait une énorme différence". Cet hiver, un changement d'entraîneur lui a aussi permis de voir d'autres choses. "Je fais des efforts plus longs, des sorties plus longues, plus d’heures. Je dois travailler ça pour améliorer mon endurance. Et puis je suis aussi simplement plus âgé, ça doit apporter quelque chose", sourit-il.
« CE SERAIT UN RÊVE DE PORTER LE MAILLOT ROSE »
Si tout se passe bien lors de l'entame en Bulgarie, l'ancien coureur du Team Picnic-PostNL se met à rêver du maillot rose, qui pourrait revenir à un sprinteur le premier jour. "Ce n’est pas souvent qu’un sprinteur a la chance de porter le maillot de leader sur un Grand Tour, c’est quelque chose de vraiment spécial. Quand on regarde le peloton, il y a beaucoup de sprinteurs, et tous avec cet objectif. Ce serait un rêve de porter le maillot rose". Et s'il n'y arrive pas le premier jour, pourquoi pas tenter sa chance sur les deux étapes bulgares qui suivront, un peu plus escarpées. "Pour l’étape 2, ça dépend vraiment de ce que feront les autres équipes. Si certains des meilleurs grimpeurs roulent à fond dès le pied, ce sera difficile, surtout avec une descente jusqu’à l’arrivée. Mais des journées comme l’étape 3, avec des montées plus longues au milieu de la journée, ça pourrait me convenir que quelqu'un décide d'accélérer le rythme".
Outre cette pige bulgare, le Giro propose plusieurs étapes indécises. Et le garçon de 23 ans les a bien notées. "Il y a beaucoup d’étapes avec quelques montées qui me conviennent bien. C’est toujours du 50-50. L’étape idéale pour moi serait de réussir à passer les difficultés, car je serais probablement l’un des plus rapides ensuite". S'il parvient à lever les bras au moins une fois, Tobias Lund Andresen aura l'occasion d'effacer des souvenirs mitigés. "Le Giro, c’est l’ambiance italienne, les supporters, le bon café dans les hôtels. Tout le monde aime l’Italie et courir ici. J’ai participé une première fois il y a deux ans. Comme souvent sur un premier Grand Tour, c’était très difficile, donc je n’en garde pas les meilleurs souvenirs. J’ai beaucoup souffert et je suis tombé malade très tôt. Mais je reviens sur le Giro avec un esprit de revanche et l’espoir de faire mieux cette année". Il a trois semaines pour y arriver.
En savoir plus : coureurs et équipes associés
Coureurs

