Adam Howell : « Je ne m'y attendais pas en me levant ce matin »

Crédit photo Aurélien Regnoult - DirectVelo

Crédit photo Aurélien Regnoult - DirectVelo

Adam Howell attendait les courses difficiles, il a été servi ce dimanche, à Arbent-Bourg-Arbent, pour le compte de la Coupe de France N1. Nouvel arrivant à Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme cet hiver, mais aussi en France, le Britannique s'est déjà bien familiarisé avec le peloton de l'Hexagone. Le 21e du Tour du Jura, chez les pros, a débloqué son compteur sur cette course importante pour le club, qui évoluait à domicile. Comblé par ce succès, Adam Howell est revenu avec DirectVelo sur cette journée idéale.


DirectVelo : Que représente ce succès en Coupe de France N1 ?
Adam Howell : Je suis très, très heureux. Je ne m’y attendais pas en me levant ce matin. Je voulais bien faire et c’est une course difficile, donc elle me convient. Mais oui, gagner sur les routes de chez moi, c’est incroyable. Et puis c'est ma première victoire en France avec le maillot de Bourg.

Quelle était la stratégie de l’équipe aujourd’hui ?
On a plutôt attendu, en restant dans le coup. Il fallait patienter que le bon moment arrive, et garder tous nos coureurs à l’avant. On a été placés parmi les vingt premiers pratiquement toute la course, donc on était tous en bonne position. Et puis, au Col du Berthiand, on avait cinq coureurs dans le groupe principal, quand ça s’est scindé au sommet. On a exécuté le plan parfaitement. Ensuite, le groupe s’est progressivement réduit. On a constamment poursuivi les attaques. Et puis, dans le dernier tour du circuit final, je suis parti avec un autre coureur (Mael Zahem, NDLR). On a repris le gars en tête (Aubin Vasseur, NDLR). Et ensuite, j’ai creusé l’écart petit à petit jusqu’à l’arrivée.

« MAINTENANT, J'AI UNE CIBLE DANS LE DOS »

Comment as-tu géré ce final ?
On a vraiment bien travaillé avec Mael Zahem. On a rattrapé le gars de tête dans l’avant-dernière montée, probablement au pied. Et au sommet, il a explosé. Ensuite, il ne restait plus que nous deux. Puis, en arrivant dans la dernière montée, je voyais qu’il était fatigué. Il me disait sans arrêt : “Tu peux monter au train jusqu’en haut ? Et ensuite on descendra vite.” Moi, je disais plutôt : “Désolé, mais je veux gagner.” Donc j’ai attaqué dans la dernière montée, juste après le sommet. Et j’espérais pouvoir tenir jusqu’au bout.

Craignais-tu un retour du peloton ?
J’ai toujours peur du peloton. Je ne savais pas à quelle distance ils étaient. Donc je voulais continuer à appuyer. Mais je regardais quand même derrière moi. Je sais que je suis bon sur les efforts longs, donc je préfère être seul plutôt qu’avec quelqu’un d’autre. Parce qu’au sprint, je ne suis pas très fort. Je suis peut-être plus grimpeur et je me débrouille en contre-la-montre. Les longues montées me conviennent bien.

Lors de la première manche à la Vienne Classic, l’équipe n’avait pas obtenu de très bons résultats...
Oui, c’est incroyable de gagner ici, du coup. En plus parce que ce sont les routes locales. Et en tant qu’équipe, on a été excellents. Je suis vraiment content de tout le monde. Maintenant, j’ai une cible dans le dos. L’année dernière, j’ai gagné les National Series en Angleterre. Donc peut-être que je vais essayer de faire pareil en France. Mais ici, c’est beaucoup plus relevé. Donc ce sera plus difficile.

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