« Il n’y avait plus le choix » : Comment Thaïs Poirier a construit son succès

Crédit photo Fabien Lenfant / DirectVelo

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Décidément, le sud-ouest inspire Thaïs Poirier. Après avoir remporté une étape du Grand Prix d’Albi-Carlus puis le Grand Prix de Mont Pujols, la Junior 2ème année s’est imposée, ce samedi, à l’occasion du Grand Prix de Cintegabelle, quatrième manche de la Coupe de France N2. La sociétaire de Marmande Women Développement a bien géré sa course en faisant preuve de sang-froid pour remonter les échelons. 


“C’était une course particulière, ça montait pas mal. Le vent a bien changé la course. On n’avait pas prévu de bouger avant la mi-course. Quand c’est sorti, personne n’y est allé. Je considérais que ce n’était pas forcément à moi de bouger à ce moment-là. J’ai laissé faire, je ne me suis pas affolée, j’ai été patiente”, racontait-elle au pied du podium au micro de DirectVelo, présent sur l’événement. Puis elle a pris ses responsabilités en sortant en contre avec Pauline Allin et Alexandra Valade, alors que Noémie Jurado et Mathilde Tritz semblaient bien parties pour se jouer la victoire. “Quand on est sorties à trois, c’est parce que je me suis dit qu’il n’y avait plus le choix. J’étais la plus forte dans la bosse, je pense, alors il fallait en remettre”.

« JE N’AI PAS EU TROP LE TEMPS DE ME POSER DE QUESTIONS »

Ses différentes accélérations ont fini par faire craquer Alexandre Valade… puis Pauline Allin. Et c’est ainsi que Thaïs Poirier est revenue seule sur le duo de tête. “Il ne fallait plus se poser de questions. J’ai vraiment tout mis et j’ai réussi à rentrer sur le plateau en haut”. Une fois de retour sur la tête de course, la double Championne de France Juniors - chrono et route - en titre a fait avec le peu de forces qu’il lui restait dans les jambes. “Franchement, je n’ai pas eu le temps de me poser trop de questions car j’avais déjà fait du gros boulot avant. Mon but était vraiment de récupérer car ça commençait à brûler. J’ai passé quelques relais mais pas tant que ça car je venais de faire un morceau en solitaire”

Elle n’a, ainsi, pas essayé de finir en solitaire mais a tout misé sur le sprint. “Je me suis dit qu’il fallait que je vire en tête si je voulais gagner”. Chose faite avec aisance. “C’est un très beau début de saison”, se réjouit celle qui va désormais viser le Tour du Gévaudan, en Coupe des Nations, et fait des grands Championnats internationaux de la fin de saison sa priorité. Avec un objectif assumé : franchir le rubicon en 2027. “Bien sûr que l’objectif est d’essayer de passer pro l’année prochaine. C’est un rêve de petite fille. J’espère être sur la bonne voie. Je prends du plaisir sur chaque course, pour l’instant ça marche et j’espère continuer de le prouver”

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