David Gaudu : « On travaille, on se tait et on avance »

Crédit photo Nicolas Gachet / DirectVelo

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Comme un symbole, son Tour de Romandie avait bien mal commencé. Dès son entrée en matière sur le prologue, David Gaudu a été victime d’une crevaison qui l’a fait terminer dans les profondeurs du classement. Puis ce mercredi, pour la première étape, les jambes n’ont pas répondu dans l’ascension d’Ovronnaz de neuf kilomètres, qu'il avait pourtant débutée bien placé. Le coureur de la Groupama-FDJ United est arrivé à Martigny avec près de douze minutes de débours sur le vainqueur Tadej Pogacar, à une anonyme 64e place. “Je n’avais pas de bonnes sensations. C’était compliqué. Mais je passe assez vite à autre chose. Une journée comme celle-là, je la zappe vite”, a-t-il confié à DirectVelo, ce jeudi, au départ de la deuxième étape.


« UN GAP S’EST CRÉÉ ENTRE LE PELOTON ET MOI »

Depuis l’an passé, malgré une éclaircie à Oman et une autre sur la Vuelta, David Gaudu peine à sortir la tête de l’eau. “J’ai du mal à retrouver mon niveau. J’ai quasiment eu une année blanche l’an passé. Ça ne revient pas comme ça. J’ai perdu énormément de temps, et on sait que le peloton évolue de plus en plus vite. Un gap s’est créé entre le peloton et moi”. Il souligne malgré tout quelques résultats intéressants cette année, comme la dernière étape de l’UAE Tour, où il a fini 9e à Jebel Hafeet, et l’étape des bordures sur Paris-Nice. “Il y a quand même eu de belles choses cette année, malheureusement, ça ne suffit pas”.

Le coureur de 29 ans l’assure, il n’a pas baissé les bras. “J'ai le moral. On prend son mal en patience, on attend, on travaille, on se tait et on avance”, répond-t-il. Le Breton assure s’entraîner et travailler le plus précisément possible dans tous les domaines. “Je prends énormément de plaisir à l'entraînement où les sensations sont bonnes. Je suis heureux sur mon vélo. Mais ce sont les résultats qui comptent et malheureusement, je n’ai pas encore retrouvé mon niveau à 100 %”.

« IL FAUT CONTINUER D’Y CROIRE ET DE TRAVAILLER »

David Gaudu tente de relativiser cette période difficile. “Ça fait partie de la vie d’un coureur. J’ai eu plusieurs saisons compliquées ces dernières années. On prend à chaque fois du retard qu’il faut combler. Ça reviendra quand ça devra revenir. Il faut continuer d’y croire et de travailler. C’est comme ça qu’on arrivera à remonter le temps. Il n’y a pas de raison que ça ne revienne pas”.

Un calendrier plus abordable l’attend ces prochaines semaines. Pour la première fois depuis mars 2024 et la Route Adélie de Vitré, le Finistérien va retrouver le calendrier breton. Il va enchaîner le Grand Prix de Plumelec, le Tour du Finistère et les Boucles de l’Aulne à Châteaulin. “J’irai pour aller chercher un résultat le plus haut possible, pourquoi pas la gagne. Je partirai dans cet état d’esprit-là”.

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