« Une petite patte au-dessus de nous », Malo Stevant a vu revenir le peloton
Crédit photo Philippe Le Cocq - DirectVelo
La traversée des Côtes d'Armor a donné des idées aux locaux du VC Pays de Loudéac au départ de la 5e étape du Tour de Bretagne. "On voulait prendre l’échappée, surtout pour le maillot à pois", assure Malo Stevant à DirectVelo. Félix Rouinsard n'avait que 8 points de retard sur Bogdan Zabelinskiy mais le coureur d'Aarco "était très solide" et la météo n'était pas du côté des attaquants. "Avec le vent de face, c’était très dur, le peloton ne laissait pas sortir". Quand six coureurs réussissent à s'échapper, le club de N1 en est absent. "On n’a pas réussi à faire ce que l’on avait dit au brief mais c’est comme ça, c’est le niveau de la course qui le veut aussi…".
Le peloton se rapproche dans les parages de Mûr-de-Bretagne. "Il y a eu beaucoup de problèmes mécaniques, il y avait donc des trous partout dans le peloton, raconte le coureur de 23 ans. J’ai basculé tranquillement sans m’affoler car je savais que derrière, c’était long. Loris (Mahoudo) n’habite pas très loin et nous avait dit qu’il y aurait vent de côté après la montée". Et après le regroupement, il profite d'une cuvette pour attaquer à moins de 60 kilomètres de l'arrivée.
« UNE ÉCHAPPÉE POURRAIT ALLER AU BOUT »
Malo Stevant s'échappe en bonne compagnie. "Je me suis retrouvé avec Evan (Pavis) dans la roue. Ce n’était pas prévu mais du coup, on a filé. J’aime bien Evan, on a l’habitude de rouler ensemble tous les week-ends, on se côtoie aussi". Mais le Loudéacien et le Vendée U-Primeo Energie sont aussi rejoints par Mats Vanden Eynde, Stefano Viezzi et Cameron Rogers. "On n’a jamais eu plus de 1’10”. Le peloton a bien géré son affaire. On sait que quand les grosses équipes mettent en route dans les bosses, ils sont une petite patte au-dessus de nous". L'entente n'était pas non plus au beau fixe. "Le coureur de la Lidl-Trek (Mats Vanden Eynde) ne voulait pas passer. Je n’étais pas énervé mais je n’ai pas trop compris l’attaque du mec d’INEOS… (Cameron Rogers) C’est comme ça".
"J’aurais pu jouer quelque chose dans le final mais ils sont montés vraiment vite dans l’avant-dernier tour". Le 4e de Manche-Atlantique a trouvé la fin de course un peu longue avec ses 186 kilomètres et ses 4h30 de selle. "J’ai coincé sur la fin. J’avais essayé de ne pas trop en mettre car la distance était importante, plus qu’en Elite où on a souvent 150 ou 160 bornes", admet-il. "Ça reste une belle journée, je suis content" et il a essayé de satisfaire les partenaires locaux du VC Pays de Loudéac. Le Tour de Bretagne n'est pas fini et l'objectif de mercredi matin n'est pas effacé. "On va continuer de se faire plaisir, jouer le maillot à pois si possible. Tout le monde commence à être bien fatigué alors une échappée pourrait peut-être aller au bout, on ne sait jamais".
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