Swann Guefveneu : « Ça n’a pas de prix »

Crédit photo Gus Sev / Tour de Bretagne
Il s’est fait une belle frayeur en étant victime d’une crevaison à vingt kilomètres de l’arrivée, alors qu’il était en train de se livrer « full gaz » avec ses trois compagnons d’échappée. Malgré ce couac, tout est rentré dans l’ordre et Swann Guefveneu a joliment contribué au succès de son coéquipier Mathéo Barusseau, ce mardi, lors de la quatrième journée de course du Tour de Bretagne. DirectVelo a recueilli la réaction du coureur du Vendée U-Primeo Énergie après l’arrivée.
DirectVelo : Au terme d’une belle échappée, Mathéo a remporté cette 4e étape du Tour de Bretagne !
Swann Guefveneu : On voulait mettre un mec devant, que ce soit Mathéo ou moi. Au final, on s’est retrouvés tous les deux devant. J’y suis allé en premier, Léandre Huck m’a rejoint puis un contre avec Mathéo, notamment, est revenu et on s’est retrouvés en bonne situation. Dès le début, ça a vraiment roulé fort pour ne pas être repris par d’autres contre-attaques. Une fois que le peloton nous a laissé six minutes d’avance, on s’est retrouvés dans une situation assez confortable et on a donc pu récupérer d’un début de course très intense.
« IL FALLAIT “SURVIVRE” EN ATTENDANT »
Il a, en effet, fallu batailler longtemps…
À chaque fois qu’un contre revenait tout près, on appuyait à fond pour garder l’écart. On se doutait que ça allait finir par se tasser, mais il fallait “survivre” en attendant.
Puis tu as crevé à 20 bornes du but !
À 25 km de l’arrivée, à quatre (avec Mathéo Barusseau, Léandre Huck et Bogdan Zabelinskiy, NDLR), on s’est dit qu’il ne fallait plus se poser de questions et faire un All In car on n’avait plus qu’une minute d’avance. On a appuyé à fond, on a mis tout ce qu’il nous restait. Puis j’ai pris un caillou et j’ai percé. Sur le moment, j’étais déçu mais je ne me suis pas affolé. On a eu de la chance que la voiture soit juste derrière. J’ai eu un dépannage extrêmement rapide, j’en suis vraiment content. J’ai pu rentrer dans le faux-plat. J’ai grillé une belle cartouche mais j’ai quand même pu continuer à passer des relais pour que ça aille encore plus loin. Ça m'a fait peur mais tout s’est bien fini.
« JE N’Y AI ABSOLUMENT PAS PENSÉ »
T’es-tu sacrifié pour Mathéo ou aviez-vous chacun votre carte ?
On était tous les deux très bien, on se l’est dit. Dans un premier temps, il fallait vraiment appuyer pour résister au peloton. Il m’avait dit qu’il se sentait bien d’attaquer. Pour ma part, je me voyais bien faire le sprint entre nous si c’était “groupé” dans le dernier kilomètre. On s’était accordés sur cette stratégie-là. Ça s’est passé comme on le souhaitait.
Tu étais bien placé au général et aurais pu prendre la tête de ce Tour de Bretagne. Y as-tu pensé pendant l’étape ?
Non, je n’y ai absolument pas pensé, je me suis juste posé la question à un moment mais c’était sans importance. On n’est pas ici pour jouer le général, on venait pour gagner une étape. C’est chose faite. De toute façon, on sait bien que c’est en jouant les victoires d’étapes que l’on se retrouve à faire un bon général. Vivre des émotions fortes comme celles-là, ça n’a pas de prix. On est plus qu’une simple équipe, on est vraiment des copains et ça se ressent vraiment sur le vélo comme en dehors.
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