Aubin Sparfel : « Plus dur dans la tête que dans les jambes »

Crédit photo Michaël Gilson / DirectVelo
Aubin Sparfel est peut-être bien le coureur le plus fort du Tour de Bretagne depuis quatre jours, mais le leader de la formation Decathlon CMA CGM DT n’arrive toujours pas à gagner. Ce mardi, l’échappée est allée au bout de justesse, encore une fois, alors que bon nombre d’équipes ont laissé le poids de la course à la réserve de la WorldTeam française. Le coureur originaire d’Epinal a ainsi dû se contenter de la troisième place. Le voilà tout de même en position idéale au général, dauphin du Norvégien Halvor Dolven, avant la grosse étape de ce jeudi. Présent sur l’épreuve de Classe 2, DirectVelo a fait le point avec le coureur de 19 ans dans la zone d’arrivée.
DirectVelo : Quelle était la stratégie du jour ?
Aubin Sparfel : Il fallait durcir la course car je sais que je suis très bien en ce moment, j’ai des jambes de feu. On a essayé de faire ça dans la montée raide de 1.5 km à 7%. On est sortis à quatre, c’était bien, ça tournait bien entre nous mais on s’est fait reprendre. Théophile (Vassal) était avec moi, il m’a bien aidé, mais c’était quand même chaud face aux autres équipes.
« IL FALLAIT AVOIR LES NERFS SOLIDES »
C’est très tactique…
C’est assez spécial, c’est le Tour de Bretagne, c’est une course illisible. Heureusement que Théophile m’a bien aidé, un BORA aussi, mais c’était très difficile et il fallait avoir les nerfs solides aujourd’hui.
L’échappée a pris jusqu’à six minutes d’avance…
On a joué un petit peu et il fallait le faire car toutes les équipes nous regardent. On ne peut pas assumer tout le poids de la course alors que l’on n’a même pas le maillot de leader. Mais d’un autre côté, si on ne roule pas, personne ne le fait, mais on s’est dit qu’il fallait jouer le tout pour le tout. On ne va pas rouler toute la semaine pour emmener les autres gagner le général… On a bien géré, on est restés calme. Mais j’ai l’impression que cette course est plus dure dans la tête que dans les jambes.
« IL Y A DE QUOI FAIRE »
On imagine que tu es frustré de louper encore la victoire de peu alors que tu étais peut-être le plus fort !
(Rire) Un peu mais bon, il reste encore trois étapes. Il y a de quoi faire. Je garde le sourire, j’espère que je l’aurai avant la fin de la semaine. J’ai fait de bons efforts et j’étais encore là dans le final pour le sprint. Les sensations sont super bonnes, c’est l’essentiel.
Comment faire basculer le général d’ici vendredi ?
Ça, c’est secret (rire). On va prendre la course jour après jour. L’objectif principal est de lever les bras sur une étape, même si gagner le général serait bien aussi. L’étape de demain (mercredi) sera chouette. Plus c’est dur, plus ça me convient. J’espère que l’on pourra bien durcir la course, pourquoi pas dans Mûr-de-Bretagne qui est une côte bien connue, j’ai hâte de voir ce que ça va donner.
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