« C’est de plus en plus fou » : Alors Romain Grégoire s’est adapté

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Romain Grégoire et la Groupama-FDJ United n’ont pas à rougir de leur course, ce dimanche, à Liège-Bastogne-Liège. Après deux dernières éditions frustrantes pour le Franc-Comtois, il a cette fois-ci fait la course comme il l’espérait dans le final pour venir chercher une place dans le Top 10. Un résultat convenable même s’il espérait mieux. “Je n’ai pas de regrets même s’il m’en manque un petit peu pour aller faire 3e. Je viens chercher un bon Top 10, quand même”, se réjouissait-il après la course, au pied du bus de sa formation, auprès de DirectVelo.


Plus généralement, la WorldTeam tricolore a réalisé une course aboutie et complète, d’abord en plaçant de bons pions à l’avant, Ewen Costiou et Guillaume Martin-Guyonnet. “On ne s’attendait pas à voir un groupe de 50 coureurs devant. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé”, rigolait le directeur sportif Benoît Vaugrenard après coup. “Je ne sais pas comment UAE a pu se faire avoir comme ça. Heureusement, on avait du monde devant. S’il y avait eu deux mecs de plus pour Remco (Evenepoel) dans ce groupe, ça aurait pu changer beaucoup de choses. On aurait pu avoir une petite avance au pied de Wanne et Stockeu. C’est toujours mieux d’avoir un coup d’avance alors c’était super intéressant pour nous”.

ROMAIN GRÉGOIRE AVAIT MISÉ SUR UN SPRINT

Tout a cependant fini par rentrer dans l’ordre et c’était alors ensuite à Romain Grégoire de jouer. “C’était hyper homogène, comme on s’en doutait. On savait qu’il y aurait deux courses en une avec les fantastiques devant, et une seconde course derrière. On a très bien couru. « Papach » (Quentin Pacher, NDLR) a bien anticipé, il était très fort. On avait encore quatre mecs aux Forges puis on a couru comme il fallait le faire”, se satisfait l’ancien pro. 

Romain Grégoire est lui aussi heureux de la façon dont il a géré cette dernière heure de course si intense. “Le rythme, toute la journée… On a rarement vu ça. C’est de plus en plus fou. On n’a pas fait la même course qu’eux (Tadej Pogacar et Paul Seixas, NDLR). On a levé la tête, on a vu qu’ils étaient déjà en haut dans la Redoute et on s’est demandé ce que c’était que ça… Puis dans la Roche, je me sentais juste bien pour suivre. La fin était propice au sprint, de toute façon”. Cela tombe bien, c’est le scénario sur lequel il avait parié. “Vu le scénario des deux dernières années, je misais sur le sprint pour aller chercher le podium. J’étais dans le bon coup aux moments décisifs et ensuite, il n’y avait plus qu’à sprinter”.
Pour conclure en beauté une période des Classiques très riche et régulière pour le puncheur bisontin. 

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