« Je m’étais préparé à un sprint » : Tadej Pogacar a eu le temps de cogiter

Crédit photo Philippe Pradier / DirectVelo

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Tadej Pogacar aime les longs numéros de soliste mais il apprécie aussi les grandes batailles, et le Slovène a été servi ce dimanche. Incapable de se débarrasser du très coriace Paul Seixas dans les pentes de la Redoute, le double Champion du Monde en titre a visiblement eu le temps de (légèrement) cogiter durant la dernière heure de course de Liège-Bastogne-Liège. “J’y suis vraiment allé fort dans la Redoute. J’ai senti qu’il était à la limite mais finalement, il était encore là au sommet et m’a vraiment impressionné”, déclarait-il à chaud après « la Doyenne ». “Puis il a passé de gros relais pendant les kilomètres que l’on a passés ensemble. On a fait un gros trou, c’était parfait pour nous deux”.


Presque parfait, plus exactement, car le coureur d’UAE Team Emirates XRG aurait clairement préféré se retrouver seul à l’avant à ce moment-là de l’épreuve, sans avoir à se poser de questions sur la stratégie à adopter. “Dans ma tête, j’ai eu le temps de me préparer à un sprint, de l’envisager, car c’était dur de le lâcher. Mais j’ai essayé dans la Roche-aux-Faucons, une ascension que je connais très bien et que j’ai parfaitement monté à mon rythme. Par chance, j’ai pu m’isoler à ce moment-là. Mais je m’étais préparé à un sprint à deux…”, insiste
Tadej Pogacar, finalement lauréat pour la quatrième fois du quatrième Monument de la saison.

Après s’être “déjà fait un peu peur” lors de la première partie de course avec la présence à l'avant d'une improbable échappée de plus de 50 coureurs - qui aura compté plusieurs minutes d'avance - parmi lesquels un certain Remco Evenepoel, Tadej Pogacar aura vécu une édition 2026 de Liège-Bastogne-Liège particulièrement animée pour aller cueillir son treizième Monument. “Je ne cours pas beaucoup alors quand je m’aligne sur une course, il y a forcément beaucoup de pression et je suis d’autant plus heureux de parvenir à mon objectif. Cette victoire représente beaucoup pour moi”. Une victoire qui pourrait marquer un tournant dans sa nouvelle rivalité avec un os qui pourrait être de plus en plus difficile à ronger à l’avenir. Et pourquoi pas en juillet prochain ? "Oui, je pense qu'on le verra sur le Tour", se mouille Tadej Pogacar. Réponse dans les prochains jours. En attendant, le Slovène reste le patron du cyclisme mondial. 

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