Entre altitude et retards, des hauts et des bas pour Arthur Blaise
Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo
Le Champion de France Espoirs de contre-la-montre a débuté sa saison en retard. Après un hiver marqué par les difficultés de son équipe Aarco qui a pu voir le jour grâce à l'acharnement de son directeur sportif Kévin Van Melsen et aussi retardé par la maladie, Arthur Blaise a enfin pu épingler un dossard le 12 avril au départ de Paris-Roubaix Espoirs, puis un deuxième à Liège-Bastogne-Liège. Cette semaine, il est au départ du Tour de Bretagne "où je compte montrer que je suis fort", comme il l'a expliqué à DirectVelo.
DirectVelo : Pourquoi n'as-tu repris ta saison qu'à Paris-Roubaix ?
Arthur Blaise : J'ai fait un bon hiver, surtout la fin de l'hiver mais j'étais un peu malade au début, donc c'est pour ça que j'ai repris aussi tard mais je me sens super bien. Roubaix, c'était ma course de reprise et j'ai eu du mal à me placer. Après, j'ai fait Liège, où je suis tombé malade. Les deux courses n'ont pas apporté ce que je voulais, mais je me sens super bien globalement.
Comment t'es-tu préparé ?
À la fin de l'hiver j'ai fait de l'altitude. J'ai une tente hypoxique, on peut bien contrôler. J'ai pu faire de super séances, ça permet de faire directement de l'intensité. Je suis descendu d'altitude juste avant Roubaix, c'est pour cela qu'il y avait un peu d'incertitude sur ma forme. Il y avait des jours où je me sentais très bien et des jours un peu moins, où j'étais vraiment fatigué. J'ai mis un peu de temps à récupérer. Là on est à J+14, ça devrait bien se passer. J'ai sept jours pour me montrer. Je compte montrer que je suis fort.
« ON NE TOMBE JAMAIS MALADE PAR HASARD »
As-tu eu peur cet hiver avec les retards dans la création de l'équipe ?
Oui mais je suis bien entouré, j'ai de la chance, j'ai changé d'agent pendant l'hiver, j'ai de bons agents, une famille qui me soutient. J'avais ma bulle, j'essayais de ne pas y penser et de faire le maximum pour être prêt sur le début de saison. Maintenant je suis prêt le 25 avril, mieux vaut tard que jamais.
Est-ce que tu as été contacté par d'autres équipes pendant l'hiver avant que ça redémarre ?
Ça a failli se faire cet hiver, j'ai même passé des tests. Finalement, l'équipe était au complet. C'est pour ça qu'il y a eu beaucoup de changements cet hiver entre décembre, janvier et février. Je pense que c'est aussi pour ça que j'ai commencé un peu tard. On ne tombe jamais malade par hasard.
« LE STAFF AUTOUR DE NOUS SE DONNE À 200% »
De voir l'équipe gagner sa première course avec Victor Hannes à Bruxelles-Opwijk est-ce que ça te conforte dans ton choix ?
J'étais vraiment content pour l'équipe. Franchement, ça a été galère. Ça montre que le staff qui est autour de nous - je veux bien différencier le staff qui est autour de nous du management général qui est parfois un peu compliqué -, se donne à 200%. Je voudrais aussi profiter de l'interview pour remercier le DS, Kevin Van Melsen, les assistants, les mécanos, parce que pour eux, ça n'a pas été facile non plus. Ils ont tout reçu au dernier moment. Ils doivent se battre à chaque fois. L'équipe autour de moi est vraiment au top. Une fois qu'on a un vélo et des jambes, on n'a pas besoin de plus pour performer.
Quelle sera la suite de ta saison ?
Je repars en altitude à la montagne à la mi-mai. Et après ce Tour de Bretagne, je ne vais disputer que des courses pros. Je serai aussi au Championnat de France de l'Avenir pour défendre mon titre en contre-la-montre.
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