« J'ai pété des vélos, je suis tombé », Luc Royer face à une semaine importante
Crédit photo Michaël Gilson - DirectVelo
Luc Royer affronte pour la première fois une course de sept jours. Mais c'est dans une course qu'il connaît bien, et même très bien, le Tour de Bretagne. "J'ai vraiment hâte que ça commence, déclarait-il avant le départ à DirectVelo. Cette course, je la regarde depuis que je suis petit". Le petit Luc Royer a bien grandi et c'est sous le maillot d'une réserve du WorldTour, la Soudal Quick-Step Devo Team, qu'il fait ses premiers pas dans la catégorie Espoirs.
Jusqu'à présent, tout n'a pas été rose depuis le début de saison pour le coureur d'Ille-et-Vilaine. "J'ai pété des vélos, je suis tombé, j'ai eu un petit problème de genou...". Le coureur de 18 ans a cassé du carbone comme à Paris-Roubaix Espoirs où son cintre lui est resté dans les mains. "J'ai dû changer de vélo, j'ai dû rentrer, faire des efforts... et après, j'étais dans un deuxième groupe et je suis tombé dans un bas-côté". Mais ces retrouvailles avec les pavés de Roubaix, un an après la course Juniors, lui ont aussi permis de mesurer les différences. "Je trouvais que ça frottait mieux, déjà. Ça frottait dur, mais ça frottait mieux. C'était une belle course, malgré mes quelques problèmes mécaniques. C'était vraiment bien, c'est toujours mythique Roubaix".
« JE NE VEUX PAS ME FERMER DE PORTES »
Avec cette semaine pleine, Luc Royer a "vraiment envie de passer ce cap. Je ne l'ai jamais fait, c'est sûr que c'est impressionnant, quand on finit déjà 3-4 jours de course, on est fatigué, mais je pense qu'il ne faut pas trop se poser de questions et juste faire du vélo". Dans cette année de découverte, son équipe et lui-même espèrent "trouver mon profil de coureur, savoir quel coureur je suis et le montrer en course. Que ce soit en lancement de sprint, en sprinter, pour régler un massif ou un petit comité, je ne sais pas encore, et je ne veux pas me fermer de portes".
Au cours des sept jours du Tour de Bretagne, le citoyen de Montauban-de-Bretagne va poser ses pneus sur des routes qu'il connaît bien et certaines routes le reconnaissent aussi très bien. "J'ai reconnu la troisième étape (l'arrivée à Concoret, NDLR) qui est très proche de chez moi. J'ai reconnu le circuit de la Bouëxière (le jeudi), la dernière étape à Dinan et je connais déjà le circuit de Lanfains (le mercredi)". Autant d'occasions de continuer à afficher son meilleur profil.
