« Richie Porte continue de me faire péter dans les montées » : Monty Manion, made in Tasmanie

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Quels débuts pour Monty Manion ! Le week-end dernier, le jeune coureur australien découvrait les compétitions françaises et européennes à l’occasion de la Flèche Ardéchoise. 3e du Prix du conseil départemental de l’Ardèche samedi, il s’est une nouvelle fois classé 3e le lendemain matin lors du chrono inaugural du Prix de la ville d’Aubenas, avant de l’emporter après un numéro en solitaire l’après-midi même. “3, 3 et 1, pour un premier week-end de course ici, c’est plutôt pas mal non ?”, se marrait-il auprès de DirectVelo derrière le podium protocolaire au terme de son succès d’étape.


UN TEMPS TOUT PROCHE DE RENVERSER LE GÉNÉRAL

“Je n’arrivais pas forcément en grande confiance, je ne savais pas trop à quoi m’attendre pour ma découverte du peloton français. Pour une première, c’est vraiment top. J’ai pu prendre une première fois mes marques de la meilleure des façons, je ne pouvais pas vraiment espérer mieux”. En réalité, le sociétaire de l’AC Bisontine aurait pu renverser le général et a un temps été très menaçant pour le leader de la course, Antoine Dejoie, mais il a perdu du temps précieux dans les tous derniers kilomètres. “Je suis sorti dans la descente à environ 25-30 bornes de l’arrivée puis j’ai tout donné. Ça faisait un bon bout à tenir… J’ai essayé de me gérer au mieux en mode contre-la-montre. Je suis resté à 350-360 watts tout le long. J’ai vu que le peloton revenait fort en toute fin de course mais j’ai pu tenir pour gagner l’étape, c’est le plus important”.

Il assure ainsi n’avoir aucun regret. “J’ai forcément pensé au général aussi quand j’avais quasiment 20” d’avance. Mais quand je me suis retourné à la flamme rouge, j’ai vu qu’ils rentraient et j’ai compris que c’était cuit… Je me suis focalisé à 100% sur la victoire d’étape et c’est déjà très beau. J’aurais signé pour ça. Le général aurait été un bonus”.

FRÈRE D’UN FUTUR COUREUR DU WORLDTOUR

Membre de la Groupama-FDJ United U19, l’athlète de 16 ans peut compter sur le soutien d’un certain
Reef Roberts - coureur néo-zélandais membre de la Conti - depuis son arrivée à Besançon début avril. “Il m’aide à prendre mes marques car être si loin de la maison, ce n’est pas si facile”. Monty Manion suit les traces de son grand-frère Vinnie Manion, qui évolue actuellement sous le maillot d’Hagens Berman Jayco et qui passera pro chez Jayco AlUla en 2028. “C’est forcément un bel exemple à suivre”.

Originaire de Tasmanie, le jeune garçon peut également s’appuyer sur le soutien d’un certain
Richie Porte. “On roule ensemble quand je suis à la maison et il m’apporte beaucoup. Il a encore un gros niveau. Richie continue de me faire péter dans toutes les montées”, rigole Monty Manion, lequel échange régulièrement par messages avec l’ancien double lauréat de Paris-Nice ou d’un Critérium du Dauphiné depuis son arrivée en Franche-Comté. “Je sais que je peux compter sur lui si besoin, il est précieux pour moi. Il m’écrit dès qu’il peut pour me guider, même à distance. Et pour me féliciter par exemple hier (samedi) après mon podium”. Nul doute que Monty Manion a reçu un nouveau message de l’ancien pro au terme de cette Flèche Ardéchoise. 

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