Demi Vollering a pris sa revanche sur Puck Pieterse

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

Crédit photo A.S.O / Billy Ceusters

À chaque fois 2e sur les deux dernières éditions, il y avait un petit goût de revanche pour Demi Vollering, en 2026, sur la Flèche Wallonne. Battue par Puck Pieterse l'an dernier, la sociétaire de FDJ United-Suez a inversé les rôles dans un final tendu, tant il ne fallait pas quelques mètres de plus pour rejouer le scénario de l'an dernier. "Je suis surtout très heureuse que ça ait marché cette année et de n’avoir aucun regret après l’arrivée. L’an dernier, je me disais que j’aurais peut-être dû partir plus tôt. J’avais attendu trop longtemps. C’est toujours frustrant d’avoir des regrets après coup. Cette année, je suis partie dès que j’en ai ressenti le besoin. Je suis aussi très fière de l’équipe", se réjouit la lauréate.


Le train de la FDJ United-Suez a joué son rôle aux abords du Mur de Huy, avant de lancer sur la voie royale la Championne d'Europe. Laquelle n'a pas beaucoup tergiversé sur le plan à appliquer cette année. "Au final, ce n’est pas vraiment une question de tactique. Il faut surtout avoir les jambes et oser aller très, très loin dans l’effort. Parce que ça peut être un peu effrayant. On ne veut pas exploser. Sinon ça ne pardonne pas". Partie avec une petite marge sur ses principales adversaires, elle a gardé ces quelques mètres jusqu'au dernier virage. "C'était à fond jusqu’à la ligne d’arrivée. Je me suis vraiment vidée complètement. Dans les dernières centaines de mètres, les positions peuvent encore changer très vite". Et elle ne croyait pas si bien dire.

« JE ME SUIS DIT : "OH NON..." »

Car si Demi Vollering semblait s'envoler vers la victoire, la dernière ligne droite et le sprint avec ce qu'il reste de jambes a bien failli redistribuer les cartes. "Je suis déjà montée sur des podiums comme ça, j’étais peut-être 5e, puis j’ai vraiment tout donné jusqu’à la ligne et j’ai réussi à dépasser trois coureuses dans les 200 derniers mètres, se rappelle la Néerlandaise. C’est une montée qui ne ment pas. Il faut tout donner et aller très loin dans l’effort". Une analyse appliquée par Puck Pieterse sur le terrain, qui s'est lancée dans un sprint au forceps, comme l'an dernier. "On sait que ce seront probablement les quatre minutes les plus douloureuses de l’année. J'ai dû prendre mon propre rythme pour ne pas exploser à mi-pente, mais Demi allait plus vite. Puis quand j’ai lancé mon sprint, j’ai d’abord hésité", analyse la sociétaire de Fenix-Premier Tech.

Mais voyant son rapproché, la spécialiste de VTT a fini par lâcher les chevaux. "Je me suis dit que c’était peut-être encore possible". Demi Vollering sent alors le souffle de sa compatriote derrière elle. "J’ai regardé derrière et j’ai vu Puck debout sur les pédales. Je savais que son sprint l’année dernière était très puissant. Donc je me suis dit : « oh non, je dois moi aussi me mettre en danseuse et vraiment tout donner jusqu’à la ligne d’arrivée ». Donc c’est ce que j’ai fait". Et heureusement pour une, malheureusement pour l'autre, la ligne s'est présentée. "L'arrivée est venue un peu trop vite", s'amuse la 2e du jour. Demi Vollering a donc peut-être trouvé la meilleure formule pour triompher à Huy. "Je sais que je dois partir tôt et utiliser chaque mètre de la montée pour faire la différence. C’est ce que j’ai essayé cette année, plus l’effort est long, mieux c’est pour moi". Ses adversaires sont prévenues. "Puck a sûrement déjà un plan en tête pour me battre l’année prochaine", conclut Demi Vollering dans un sourire.

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