Corentin Devroute : « Une 2e place, ça ne m’intéresse pas »

Crédit photo Damien Lecornué / DirectVelo
Grosse déception pour Corentin Devroute. Battu au sprint par Tom Champenois à l’arrivée de la Classique de Châtillonnais, le sprinteur de l’UV Aube a été malchanceux dans les derniers hectomètres de l'épreuve Elite Nationale. “Malheureusement, ça se joue à un petit détail. Au moment où je lance mon sprint, je prends un peu de vitesse. J'ai un petit peu d'avance mais je déclipse à 75 mètres. Il ne me manque pas grand-chose”, regrette-t-il au micro de DirectVelo.
Sa formation avait assumé le poids de la course sur les routes du Châtillonnais. Et il entendait bien remercier ses coéquipiers en levant les bras du côté de Sainte-Colombe-sur-Seine (Côte-d’Or). “Toute l'équipe a fait un boulot exceptionnel. Je me devais de bien faire pour mes coéquipiers qui ont sacrifié leur course pour moi”. Alors qu’il était idéalement placé pour la gagne au moment de son incident, le Côte-d’Orien prend donc une 2e place pleine de déception. “C'est juste pour l'équipe que je voulais gagner. Je leur ai dit de se sacrifier pour moi, de ne pas avoir peur de faire beaucoup d'efforts. Depuis le début de la saison, ils font beaucoup de choses pour moi. Ça aurait été un grand plaisir de leur offrir cette victoire”.
« TOUT LE MONDE A ENVIE DE CASSER LA TÊTE À UN ANCIEN PRO »
Corentin Devroute retrouve le peloton après une saison chez les pros, au sein de la Continentale du CIC U Nantes. “Un an, ça reste quand même très court comme apprentissage. Je pense que ça m'a fait passer un gros cap. Maintenant, j'ai envie de le mettre à profit”. Mais le monde amateur est différent du peloton professionnel. “On arrive avec un statut aussi différent. Forcément, tout le monde a envie de casser la tête à un ancien pro. Ça court assez différemment, on a la pancarte. Je pense que Quentin Bezza peut en témoigner aussi. C'est comme ça”. Mais le coureur de l’UV Aube est loin d’être défaitiste. “On va y arriver. On a une super équipe. Je suis sûr que ça va le faire, la roue tournera”. Cette roue a peut-être déjà commencé à tourner avec sa 2e place dimanche et sa 3e position au Tour du Charollais la semaine d’avant. “Au Charollais, j'ai lancé hyper tôt, je me fais reprendre qu'à 50-100 mètres. Mais bon, j'avais tout donné. Ça m'a bien rassuré".
Après un début de saison compliqué, en raison de chutes et des maladies, Corentin Devroute doit marquer des points en vue d’un retour à l’échelon supérieur. “C’était forcément très difficile d’apprendre que je n’étais pas conservé. J'avais fait pas mal de sacrifices. J'avais même déménagé à Nice pour les conditions de travail. Mais c'était aussi lié à la conjoncture actuelle, je n'étais pas le seul concerné. Il faut savoir rebondir, c'est ce que j'essaie de faire. J’ai envie de repasser pro, c‘est pour ça qu’une 2e place, ça ne m’intéresse pas”. Les jambes sont bien là avant un mois de mai qui s’annonce très chargé. Le Bourguignon attend avec impatience les courses plus difficiles et plus usantes, où il sera plus simple de faire la différence.
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