Thibault Guernalec : « Je regarde devant et pas derrière »

Crédit photo Zoé Soullard - DirectVelo
Thibault Guernalec peut enfin penser au vélo. Après un automne dans l'incertitude, à la suite de l'annonce de l'arrêt d'Arkéa-B&B Hôtels, le Breton a finalement trouvé chaussure à son pied du côté de TotalEnergies. Mais comme les problèmes n'arrivent jamais seuls, c'est un autre coup d'arrêt qui a saboté son hiver. "C'était à l'entraînement, une voiture a tourné devant moi, elle ne m'a pas vu avec le soleil. Moi j'étais en descente à 50 à l'heure, je n'ai rien pu faire", se rappelle-t-il.
Son physique pourrait encore en pâtir. "Ça va, ce n'est pas si mal. Mais c'est sûr qu'il restera toujours des douleurs au dos, donc il faut bien les gérer, faire le job pour limiter ces gênes-là". Mais Thibault Guernalec fait la part des choses. "Ce sont deux choses différentes, entre la fin d'Arkea et cette chute. J'étais déjà passé à autre chose quand elle a eu lieu. Ce n'est pas l'idéal, j'ai quand même loupé un début de saison qui, souvent, me réussit bien et c'est ce qui m'a le plus embêté. Mais maintenant je suis passé à autre chose, je regarde devant et pas derrière".
« SI JE PEUX ÊTRE AU DÉPART DU DAUPHINÉ... »
Devant, il y a donc les courses, et notamment le week-end dernier, au week-end comtois. Et ce une semaine après avoir repris la compétition au Région Pays de la Loire Tour. "Ça va bien, je suis content d'avoir repris. En plus, on a gagné, donc c'est cool, sourit celui qui était coéquipier de Jordan Jegat à la Classic Grand Besançon Doubs. Ça motive aussi quand on arrive dans une nouvelle équipe, ça met dans une bonne dynamique. Ça motive aussi à faire du bon travail et à continuer dans ce sens". À titre personnel, les sensations ne sont pas encore optimales. "Elles sont plutôt pas mal mais il y a encore un peu de travail pour retrouver mon meilleur niveau, mais c'est très encourageant".
C'est d'ailleurs son réel objectif pour ces premières semaines de compétition. "Retrouver le bon niveau, et j'essaie de travailler en me disant que si je peux être au départ du Dauphiné, c'est cool. C'est une course que j'apprécie, je peux avoir les qualités pour, je travaille pour. Maintenant, je ne me mets vraiment aucune pression, ça reste du plaisir". Et ainsi définitivement mettre cet hiver derrière lui. "J'ai dû me préparer différemment en raison de cette chute, il y avait de nouveaux repères, de nouvelles prises de marques et ça continue encore. Je laisse les choses se faire tranquillement". En attendant de plonger dans le grand bain sur la Flèche Wallonne et à Liège-Bastogne-Liège.
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