Malade, sans remplaçant, Victor Vaneeckhoute connaît « le meilleur jour » de sa vie sur le vélo

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo

Crédit photo Pierre Willemetz - DirectVelo

Vainqueur ce dimanche de la Monts et Châteaux Classic, Viktor Vaneeckhoute a surpris tout le monde… à commencer par lui-même. Malade la veille et proche du forfait le matin même, le Belge de Lotto-Groupe Wanty a finalement livré une performance exceptionnelle. Il revient sur sa course, son rôle dans l’équipe et ses ambitions avec DirectVelo, avant de se tourner vers sa prochaine course, le Tour de Bretagne.

DirectVelo : Comment t'es-tu retrouvé devant pour réussir à gagner ?

Viktor Vaneeckhoute : J’ai attaqué directement dans la première montée difficile. Ensuite, on a attaqué en continu avec l’équipe, on était vraiment forts. On a réussi à sortir avec un petit groupe, puis à revenir sur l’échappée. Il y a eu une très bonne collaboration à l’avant. Puis, dans l’avant-dernière montée, j’ai attaqué et je suis parti seul. Dans la dernière montée, ils sont revenus, mais je luttais contre les crampes. Je me suis retrouvé avec un coureur de PicNic, puis on est revenus après la montée et la descente. Ensuite, on a commencé à se regarder, à temporiser. Et dans les 600 derniers mètres, j’ai lancé mon attaque… et je suis resté devant.

Tu attaques de très loin pour gagner. C’était prévu ou instinctif ?
C’est toujours mon plan d’attaquer de loin, parce que mon sprint n’est pas mon point fort. Après une course difficile, je peux sprinter, mais c’est toujours mieux de partir seul. Et j’ai plus de chances en attaquant de loin que d’attendre un sprint.

« BEAUCOUP DE COUREURS N'AIMENT PAS ÇA MAIS MOI J'AIME VRAIMENT »

Tu gagnes alors que tu as participé la veille à Liège-Bastogne-Liège Espoirs...
Dès le début, je me sentais plutôt bien. Mais hier, après 40 kilomètres, j’ai déjà dû abandonner. J’étais vraiment malade, avec de très mauvaises sensations. Ce matin, en me réveillant, je ne comptais même pas prendre le départ. Mais mon équipe m’a dit d’essayer, qu’il n’y avait pas de remplaçant. Alors j’ai tenté… et finalement, je pense que c’était le meilleur jour de ma vie sur le vélo.

Tu évoquais ta course d’hier. Comment juges-tu ton début de saison ?
Le début de saison n’était pas très bon. J’ai eu des problèmes d’estomac. Mais ensuite, j’ai surtout travaillé pour l’équipe. Je suis plutôt un coureur d’équipe, un gars qui travaille. J’essaie toujours de me sacrifier pour les autres. Donc la plupart du temps, je n’ai pas de résultats. Mais quand j’ai une opportunité de courir pour moi, j’essaie de la saisir. Aujourd’hui encore, je reste surtout un coureur qui travaille pour l’équipe. Beaucoup de coureurs n’aiment pas ça, mais moi j’aime vraiment. Je ne suis pas quelqu’un qui aime la pression venant de l’extérieur. Je m'en mets déjà assez moi-même, donc je préfère éviter celle des autres. Ce rôle me convient bien.

Remerciements à Adrien Débias Saïd

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