Dans La Redoute et dans Bolland, Victor Loulergue répond présent
Crédit photo Alexis Dancerelle - DirectVelo
Point stratégique de Liège-Bastogne-Liège Espoirs, la côte de la Redoute a été le théâtre de l'affrontement entre les cadors du peloton. "Lorenzo Finn a attaqué dès le pied et on s'est retrouvés à trois avec Jack Ward", raconte Victor Loulergue à DirectVelo. Mais le leader de la Conti Groupama-FDJ United a trouvé la bosse un peu longue. "Dans la dernière partie de la montée, j’ai commencé à céder un peu, mais j’ai réussi à revenir dans le faux plat après le sommet avec un petit groupe".
Au lieu de faire la décision, le juge de Paix de la course a vu le peloton revenir sur les restes de l'échappée de 32 coureurs partie dès le kilomètre 50. "On n’a pas retrouvé le scénario des années précédentes, où un groupe de favoris se détachait dans la Côte de la Redoute. Cette année, tout s’est regroupé, ce qui a créé beaucoup de confusion, avec une succession d’attaques", analyse Jérôme Gannat, le directeur sportif de la Conti. Jusque là, Victor Loulergue pouvait jouer sur du velours avec quatre coéquipiers présents dans l'échappée. "Ce n’était pas du tout prévu, surtout avec quatre de nos coureurs à l’avant. Derrière, on avait Victor en réserve, car on savait que l’équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe Rookies allait contrôler la course", ajoute le technicien.
LE SOUVENIR DES SPRINTS DU CIRCUIT DES ARDENNES
Il ne reste alors plus qu'une bosse, la côte de Bolland perchée à cinq kilomètres de l'arrivée, pour faire la différence. Victor Loulergue tente sa chance. "Je suis monté à fond et j’ai réussi à sortir seul, mais il m’a manqué un peu pour aller au bout". C'est donc le sprint massif inévitable pour se jouer la victoire "ce qui ne reflète pas forcément la physionomie de la course", regrette Jérôme Gannat. Le leader du classement Conti Espoir du Challenge DV reste sur le souvenir de ses places de 2e et 3e acquises à l'emballage lors du récent Circuit des Ardennes mais son attaque a laissé des traces. "Je n'avais plus beaucoup de forces pour le sprint".
Sur la ligne, le coureur de 21 ans décroche un Top 15. "Le premier sentiment est forcément de la déception, car je ne venais pas pour faire 12e, reconnaît Victor Loulergue. Mais j’ai aussi répondu présent, en me prouvant que j’étais capable de suivre les meilleurs, comme Lorenzo Finn, qui est Champion du Monde". C'est avec cette certitude que le coureur va observer une coupure "avant de repartir vers d'autres objectifs dans la saison".
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