« Il n'y a pas trop de secret » : La Groupama-FDJ United était en panne de jambes

Crédit photo Zoé Soullard - DirectVelo

Crédit photo Zoé Soullard - DirectVelo

Malgré un effectif réduit, avec seulement cinq coureurs au départ après le forfait de Max Cushway malade pendant la nuit, la Groupama-FDJ United a pris ses responsabilités. Rémy Rochas puis Tom Donnenwirth ont ainsi longtemps tenu les rênes du peloton. Mais à l’arrivée, le résultat est loin d’être celui espéré pour l’équipe qui alignait les deux premiers de la dernière édition, Guillaume Martin-Guyonnet et Clément Berthet. “Il n’y a pas trop de secret, ça se fait à la jambe dans la montée finale. On devait prendre la course en main, c’est ce qu’on a fait. Les gars ont été super solides. On n’a pas fait d’erreur, nous avons été battus par plus forts. C’est comme ça…”, estime auprès de DirectVelo le Franc-Comtois, qui effectuait sa course de reprise après un hiver perturbé par des soucis à un genou.


Clément Berthet, Clément Braz Afonso et Guillaume Martin-Guyonnet étaient les coureurs protégés par la WorldTeam française. “Il fallait voir en fonction des sensations. C’était dur à dire car la première montée de la Malate ne s’est pas faite très vite. Je trouvais que je n’étais encore pas trop mal mais je ne savais pas si j’avais encore beaucoup de marge”, dit le Franc-Comtois. Il a un temps pris les commandes du peloton sur le bas de la montée qui mène vers… son domicile. “Je me suis fait un peu sauter le caisson”.

« NE PAS M'ARRÊTER À CETTE CONTRE-PERFORMANCE »

Derrière, Guillaume Martin-Guyonnet a semblé en mesure d’accompagner Jordan Jegat (Team TotalEnergies), Léo Bisiaux, Matthew Ricittello (Decathlon CMA CGM) et Jamie Meehan (Cofidis), avant de disparaître des écrans. “Dans la dernière montée, je me sentais bien pendant un kilomètre et ensuite, je pense avoir eu des problèmes respiratoires comme ça m’arrive de plus en plus fréquemment. Je n’avais plus de jambes”, confie le Normand. Il a été doublé par Clément Braz Afonso et Clément Berthet, qui terminent au-delà de la 5e place. “J’ai fini à mon rythme. Personnellement, je m’attendais à ce genre de sensations pour une reprise. Ce n’était ni mauvais, ni top. La déception est plutôt collective”, dit l’ancien coureur de Decathlon AG2R La Mondiale.

Guillaume Martin-Guyonnet, qui sortait d’un Tour du Pays basque encourageant, ne cache pas sa déception. “Après ma victoire de l’an passée, je venais pour faire mieux qu’une 25e place (24e, NDLR). Je suis d’autant plus déçu que les coéquipiers ont fait une très belle course et ont bien tenu la baraque”. Mais il reste optimiste avant le Tour du Jura qu’il avait remporté l’an dernier. “Il y a deux ans, je n’avais déjà pas été super bien ici, et le lendemain, au Tour du Jura, ça répondait bien (3e, NDLR). Je vais essayer de ne pas m’arrêter à cette contre-performance et de me mobiliser pour faire une belle course demain”.

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