Célia Gery : La première victoire d'« une future grande sur les classiques »

Crédit photo Flèche Brabançonne

Crédit photo Flèche Brabançonne

Avec une arrivée à Overijse, il fallait bien une spécialiste du cyclo-cross pour s'imposer à l'arrivée de la Flèche Brabançonne. "Pendant l'hiver on logeait pas très loin avec l'AS Bike", glisse l'ancienne Championne du Monde Juniors de la spécialité, Célia Gery  qui a lancé son sprint le long des barrières à droite. Elle a réussi à résister, jusqu'à la ligne, à Mischa Bredewold en gardant une demi-roue d'avance. "Je n'avais jamais gagné chez les professionnelles. C'était un objectif au début de la saison que je m'étais fixé, en plus sur un parcours que je pouvais apprécier. Et je l'ai fait aujourd'hui, avec l'aide de toutes les filles", apprécie la cycliste de 20 ans auprès de DirectVelo. Nicolas Maire, son directeur sportif chez FDJ United-Suez confirme que toute l'équipe misait sur elle pour l'emballage final. "J'ai essayé de lui faire comprendre que c'était là où je l'attendais le plus même si je savais qu'elle était capable d'attaquer. Ce sprint lui convenait parfaitement, donc je suis vraiment content de son sprint".

Toutefois, le technicien a grincé des dents pendant la course. "On a loupé d'entrée le coup de dix filles avec toutes les grosses équipes représentées sauf nous. On a dû sacrifier deux filles, et même deux et demie pour rentrer. On savait que allait nous manquer dans le final". Il a même fallu mettre à l'ouvrage la gagnante de Paris-Roubaix. "Franzika (Koch) qui était aussi protégée que moi parce qu'elle est super forte, a dû se sacrifier pour moi", souligne Célia Gery qui prolonge la série de victoires de l'équipe française.


« JE NE PEUX PAS FAIRE LE CHOIX ENTRE LES DEUX »

Seule dans le peloton qui a revu au dernier moment Anna van der Breggen et Loes Adegeest, la Championne du Monde Espoirs a dû manoeuvrer. "J'essayais de me glisser dans les roues des sprinteuses que je connaissais le mieux, les UAE, SD Workx. Quand j'étais dans la roue de Kopecki, je me sentais un peu enfermée à l'intérieur et j'ai trouvé une ouverture sur la gauche", raconte-t-elle. Une fois en tête devant la meute à ses trousses, elle se retourne plusieurs fois. "J'ai lancé mais j'étais très loin de la ligne. Mon DS m'avait dit qu'il fallait être très patiente ici mais je ne l'ai pas été. J'ai essayé de gérer parce que je savais que ça allait lancer derrière et que ça pouvait revenir très fort".

Dimanche, Célia Gery ne sera pas au départ de l'Amstel Gold Race pour prolonger la série de la FDJ United-Series mais dans le peloton du Grand Prix de Chambéry, en Coupe de France. "Après, je vais couper deux ou trois semaines parce que je n'ai pas trop coupé après le cyclo-cross pour pouvoir faire les classiques en début de saison". En effet, à la sortie des labours et des sous-bois, elle a découvert les Flandriennes. "J'ai adoré. J'aime bien les parcours et l'ambiance, ce sont des courses très nerveuses. Le placement est primordial et mes qualités techniques, grâce au cyclocross, me facilitent la tâche", analyse-t-elle. Epatante au Tour des Flandres, elle a convaincu son directeur sportif. "C'est une future grande sur les classiques". Mais sans délaisser le cyclo-cross. "J'aime autant les deux disciplines parce que ce sont des disciplines complètement différentes et qui se complètent vraiment bien. Je ne peux pas faire le choix entre les deux parce que c'est tellement différent". Mais Célia Gery est unique.

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