Deux victoires en deux week-ends et « le début de saison est parfait » pour Alix Brissaire

Crédit photo Cassandra Donne

Crédit photo Cassandra Donne

Avant le 5 avril, le meilleur résultat de la saison d’Alix Brissaire se résumait à une 7e place sur le Circuit de la Vallée de la Loire (Élite Nationale). Quelques jours plus tard, le voilà double vainqueur à Nantes-Segré et à la Gislard. Le coureur de Mayenne-Monbana-Rapido a su saisir les opportunités et surfer sur la dynamique collective de son équipe qui est en tête du Challenge Amateur French Cyclard. Le coureur de 20 ans revient sur ce début de saison réussi auprès de DirectVelo.

DirectVelo : Comment analyses-tu ton début de saison ? 

Alix Brissaire : Le début de saison est parfait, autant au niveau de l’équipe qu’à titre personnel. Les objectifs que je m’étais fixés avec mon entraîneur ont déjà été atteints, donc ce n’est que du positif. On va pouvoir en fixer de nouveaux. Franchement, ça démarre très bien.

Tu t’attendais à gagner aussi tôt dans la saison  ?
Non, pas du tout, je ne pensais même pas gagner dès cette année. J’avais ciblé le mois de mai pour essayer de bien performer mais la forme est arrivée plus tôt que prévu, donc j’ai simplement saisi les opportunités qui se présentaient. Je n’ai pas changé ma manière de m’entraîner, c’est une continuité logique car j’étais déjà sérieux l’an dernier, mais en Espoir 1 c’est toujours compliqué. J’ai continué à travailler sérieusement et cette année, ça paie.

« JE COMMENCE À MIEUX ME CONNAÎTRE »

Comment se sont déroulées tes victoires ?
Dans les premiers kilomètres de Nantes-Segré, l’équipe n’était pas représentée dans l’échappée, mais on ne s’est pas affolé. On savait que la course allait vraiment se décanter après le passage à Nyoiseau. On est d’abord sortis à seize, puis on s’est retrouvés à quatre et enfin à trois pour se disputer la victoire, j’étais dans une position idéale car j’avais Hans (Rullier) et Hugo (Millet) derrière, donc je pouvais temporiser. Je savais que j’avais déjà assuré le podium, et je pensais pouvoir gagner au sprint. J’ai attendu qu’ils lancent et j’ai démarré immédiatement. La Gislard était une course très différente. On avait déjà des coureurs à l’avant, donc dans le peloton je n’ai pas fait grand-chose. Le plan était de lancer Ben Chilton au sprint. Mais dans le dernier tour, on l’a perdu. 

Tu es donc capable de bien performer sur plusieurs types de course !
Je commence à mieux me connaître, mais je ne pense pas avoir une spécialité très marquée. Je dirais que je suis plutôt puncheur. J’aime les parcours avec des petites bosses pour faire des différences. En revanche, les longues ascensions ne me correspondent pas vraiment, et les parcours totalement plats non plus, car je suis assez léger. Par exemple, à la Gainsbarre, la veille de la Gislard, le parcours me convenait parfaitement. J’ai roulé pour l’équipe donc je ne fais que 18e, mais c’est le type de profil que j’aime avec des bosses courtes et explosives. J’ai aussi une petite pointe de vitesse, surtout quand le sprint est en faux plat montant.

« JE FAIS MON TRAVAIL D'ÉQUIPIER »

Quel est ton rôle dans l’équipe ?
Je n’ai pas encore un rôle de leader. Il y a des coureurs avec plus de références que moi. Il y a encore deux semaines, je n’en avais quasiment pas. Aujourd’hui, les opportunités se sont présentées et j’ai essayé de ne pas les rater. Je me sens très bien dans l’équipe, il y a une bonne ambiance, on peut se dire les choses, et le niveau global est élevé. On se tire tous vers le haut. Je fais mon travail d’équipier, et si une opportunité se présente après, j’essaie d’aller chercher un résultat. Le but reste de progresser.

Pourquoi avoir choisi Mayenne-Monbana-Rapido ?
Ce n’était pas forcément évident, car Laval est à trois heures de chez moi. Mais je voulais intégrer une équipe de N1. Avec mon entraîneur chez les Juniors, on a ciblé des équipes qui correspondaient à mon profil, notamment dans l’Ouest, avec des courses adaptées à mes qualités.

« QUAND IL Y AVAIT UNE OPPORTUNITÉ, JE LA SAISISSAIS »

Quel bilan as-tu tiré de ta première année chez les Elites ?
J’ai pris beaucoup d'expérience. Je ne me suis pas mis de pression sur les résultats, j’ai surtout cherché à construire le foncier, la caisse et prendre de l’expérience. C’était une année de découverte, et on était tous alignés là-dessus avec mon entraîneur et les directeurs sportifs. Il n’y avait pas de pression. Quand il y avait une opportunité, je la saisissais, comme à Bonneval ou à Giens en Elite régionale où je fais deux fois 3e. Mais globalement, c’était une bonne saison de construction.

Quels sont tes objectifs pour la suite de la saison ?
On n’a pas encore vraiment défini les prochains objectifs avec mon entraîneur. Je connais les courses auxquelles je vais participer, mais pas encore les ambitions précises. J’aimerais être en forme pour la Ronde de l’Isard, mais le niveau est encore au-dessus, donc ce sera surtout de la découverte. La semaine prochaine, je serai au Tour d’Eure-et-Loir, puis sûrement au Caux Tour pour la Coupe de France.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Alix BRISSAIRE