Stanislaw Aniołkowski : « Si tu gardes la roue de Tim Merlier, tu fais 2e »

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Avec seulement cinq coureurs au départ, la formation Cofidis a tout de même signé un résultat honorable ce mercredi sur les routes du Tour du Limbourg grâce à Stanislaw Aniołkowski. Et ce même si le sprinteur polonais, qui avait déjà goûté au podium sur cette même course par le passé, a dû composer avec un placement délicat. “J'étais un peu trop loin puis je suis remonté à l'avant. J'ai essayé de me placer près de Tim Merlier. Mais à un moment, j'ai été un peu enfermé et il a lancé son sprint”, rapporte-t-il à DirectVelo.
Face à la puissance et la domination du Belge, le coureur de Cofidis se montre réaliste. “Il était imbattable, je pense. Mais si tu arrives à garder sa roue, tu fais 2e...”. Malgré la frustration d'avoir manqué le Top 5 voire le podium de peu, le Polonais dresse quand même un bilan positif de sa campagne printanière. “J'espérais le podium ici, mais on s'était dit qu'un Top 5 serait aussi un bon résultat après les courses que j'ai enchaînées : le Tour des Flandres, le Grand Prix de l'Escaut et Paris-Roubaix. On ne revient pas les mains vides de cette course avec cette 6e place, d'autant plus qu'on a pris le départ à cinq coureurs. C'est bien pour nous".
« POUR M'APPRENDRE À ÊTRE PLACÉ, ÇA M'A BEAUCOUP SERVI »
Pour l'épauler dans ce final houleux, l'équipe s'est notamment appuyée sur la jeunesse de Camille Charret. Trois jours seulement après avoir affronté l'Enfer du Nord, l'Auvergnat a mis quelques kilomètres à retrouver le bon rythme. “C'était dur de se remettre un peu dans la course, mais au fur et à mesure, ça allait de mieux en mieux”, explique le néo-pro, dont la mission du jour était plutôt simple. “Mon rôle, c'était de rester avec Stanislaw toute la journée. C'est une personne qui se place très bien lui-même, qui sent énormément tous les mouvements. Pour m'apprendre à être placé, ça m'a vraiment beaucoup servi. Avant tous les secteurs et toutes les bosses, j'étais idéalement placé sans faire d'efforts superflus”.
L'ancien Champion de France Juniors a toutefois été freiné par un incident à l'amorce du circuit final. “J'ai pris une petite chute à 20 bornes, ce qui m'a mis un peu dedans quand même, et à la fin je ne pouvais pas remonter correctement. J'aurais bien voulu essayer de l'aider un peu plus, mais c'était assez nerveux”.
« JE SENS QUE J'AI PASSÉ UN CAP »
Malgré ce contretemps, sa course le conforte dans sa progression. “Ce n'est pas extraordinaire, mais ça montre que j'arrive à être dans un final, ça donne des idées pour la suite, se réjouit Camille Charret. J'ai une évolution bien linéaire, de course en course. Là, je sens que j'ai passé un cap et que j'ai beaucoup moins d'appréhension dans le peloton. Je sens beaucoup mieux les vagues, je sens beaucoup mieux mes jambes et à quel moment faire les efforts”.
La suite de son apprentissage passera par la Flèche Brabançonne ce vendredi, avant un nouveau défi, différent des classiques : les courses à étapes. “Je vais faire ma première au Tour de Turquie. L'objectif sera vraiment d'apprendre la récupération entre chaque étape. J'ai vraiment hâte de découvrir ça sur une épreuve de huit jours !”.
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