Artus Jaladeau : « Un week-end en demi-teinte »

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

Crédit photo Zoé Soullard / DirectVelo

C’est déjà une troisième victoire pour Artus Jaladeau en 2026. Après avoir levé les bras au Circuit de l’Essor et au Tour des 4B Sud Charente, le coureur de 26 ans a remporté, ce dimanche, le Prix de Saint-Projet à la Rochefoucauld-en-Angoumois. Le sociétaire du GSC Blagnac Vélo Sport 31 a écrasé la course en s’isolant en tête à plus de 30 kilomètres de l’arrivée et en arrivant avec deux minutes trente d’avance sur son premier dauphin. Une victoire qui vient terminer un week-end qui avait mal commencé avec un abandon la veille au Tour de la Charente Limousine. L’actuel 7e du Challenge Amateurs Le French Cyclard est revenu sur son week-end au micro de DirectVelo.


DirectVelo : Comme l’an passé, tu t’imposes sur le Prix de Saint-Projet !
Artus Jaladeau : Je me suis un peu appuyé sur mon expérience de l’an passé : la course reste longtemps groupée et a du mal à se décanter. On a l’impression qu’au bout de trois tours, ça ne va jamais exploser et que tout va se jouer au sprint. En réalité, tout le monde s’accroche et, à un moment, ça casse par l’arrière. C’est exactement ce qui s’est passé, et on s’est retrouvés en petit comité à l’avant. Pour gagner, il fallait placer une attaque franche au bon moment et aller au bout en solitaire. Derrière, j’avais Cyril Couture pour contrôler, donc c’était parfait.

« JE ME SUIS TROMPÉ SUR LE NOMBRE DE TOURS »

Tu étais attendu comme favori, comment as-tu géré cette situation ?
J’étais surveillé donc dès que je bougeais, j’avais quelqu’un dans la roue, donc il était presque impossible de sortir. Quand un groupe s’est formé et que tout le monde a commencé à souffler, sur la partie la plus difficile après la ligne, j’ai su que c’était le bon moment pour attaquer et boucher le trou sur les mecs qui étaient devant. Je l’ai fait deux fois et j’ai bien fait. Ça m’a sauvé la course.

À quel moment as-tu compris que la victoire était possible ?
Je savais que je pouvais accélérer rapidement, même si je me suis trompé sur le nombre de tours. Je pensais qu’il y en avait un de moins, donc ça m’a surpris en regardant le kilométrage. Je savais qu’ils étaient plus que 7 ou 8 à l’arrière, puis j’avais Cyril qui contrôlait donc je savais que ce serait difficile à gérer pour eux. À partir du moment où j’ai pris une minute d’avance, j’ai compris que ça pouvait tenir. Même quand Yoann Paillot est sorti avant mon attaque, je savais qu’il fallait faire attention mais la course était encore longue.

« UN SOUS-MAILLOT DE PLONGÉE »

Tu étais également présent samedi sur le Tour de la Charente Limousine, mais tu as abandonné. Pourquoi ?
Il faut croire que la Charente est une région qui me réussit, même si j’ai connu une mauvaise journée samedi. Au final, c’est un week-end en demi-teinte, mais je suis très content de gagner aujourd’hui (dimanche). Hier, je n’ai pas apprécié les conditions météorologiques. J’avais carrément un sous-maillot de plongée donc je n’ai pas eu très froid, mais j’avais les jambes complètement coupées. Au moment où j’ai bâché, je pensais que l’échappée irait au bout et je voulais garder des forces pour aujourd’hui. Entre les deux courses du week-end, j’avais clairement coché celle-ci, d’autant plus avec les conditions météo annoncées.

Quels sont les prochains objectifs ?
Le prochain objectif est dans deux semaines, avec une manche de Coupe de France N2 sur une course que j’avais remportée l’an passé (le Souvenir Patrick-Metz, NDLR). Le but sera de gagner avec moi ou quelqu’un d’autre de l’équipe.

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