« J’aurais été déçu de finir 4e » : Alban Picard sur le podium de Paris-Roubaix

Crédit photo Frédéric Vandenboorgaerde - DirectVelo
Après sa 5e place à l'E3 Saxo Classic, première manche de la Coupe des Nations, Alban Picard monte cette fois sur le podium à l'arrivée de Paris-Roubaix. Sur le vélodrome, il a pu avoir en point de mire le trio de tête formé de Thijs Wiersma, Karl Herzog et Gijs Winters en bout de course. "Je pensais pouvoir revenir au sprint, mais ça n’a pas été le cas. J’aurais été déçu de finir 4e, donc je n’ai rien lâché", déclare-t-il à DirectVelo.
Avant l'entrée du vélodrome, le coureur de l'équipe de France a pu compter sur ses coéquipiers comme Lancelot Gayant, leader du Challenge Junior Legend Wheels. "Alban m'a demandé de lancer le sprint, indique ce dernier. On m'avait dit que c'était un sprint de morts, c'est vrai que sur le vélodrome, tu ne peux plus forcer". L'habituel sociétaire du CC Marmande 47 souligne le travail de ses coéquipiers d'un jour. "Ils m’ont parfaitement lancé dans le final, dans de très bonnes conditions. J’ai tout donné, même s’il y avait des coureurs dans ma roue".
Lancelot Gayant met en avant la cohésion de l'équipe de France. "On avait le plus gros collectif, on est resté groupé, et on obtient la concrétisation avec la place d'Alban". Soren Bruyère Joumard a longtemps occupé la tête de la course, "c'est ce qu'il fallait", note Alban Picard, 7e l'an dernier. Il reconnaît une petite faille au moment de l'attaque de Thijs Wiersma pour rejoindre la tête. "On était un peu mal placés au moment de l’attaque, et même si Lancelot Gayant et Soen Le Pann ont essayé de me ramener à l’avant, le coureur était vraiment très fort". Le coureur de la réserve Juniors de la Groupama-FDJ United se sentait lui aussi costaud "L'objectif était de gagner mais il m’a manqué un petit quelque chose pour jouer la victoire, même si j’avais les jambes pour gagner".
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