Kévin Vauquelin : « C’est à ne rien y comprendre »

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo
Kévin Vauquelin avait le sourire… jaune à l’arrivée de la cinquième étape du Tour du Pays Basque. Le Normand s’est fait plaisir à l’avant en faisant la course, de loin, mais il n’a pas bénéficié des libertés espérés dans le final, alors qu’il ne joue plus rien au général. Ce qui a clairement frustré le leader d’INEOS Grenadiers, qui espérait pouvoir imiter les numéros de son coéquipier Axel Laurance puis d’Alex Aranburu ces deux derniers jours.
« C'ÉTAIT UN PEU EN ENFER »
“J’ai réussi à prendre l’échappée, c’était cool. Je me sentais bien, même s’il était très compliqué de gérer ce qu’il se passait. On était un gros groupe de 35, avec plein de mecs qui ne voulaient pas rouler… Puis l’écart par rapport au peloton… C’était un peu en enfer, en vrai”, déclarait-il à chaud au micro de DirectVelo, dans la zone d’arrivée, alors qu’il a un bref instant été seul en tête. “Je ne sais pas si c’était très bénéfique. Mais bon, ça m’a permis d’avoir un coup d’avance, les leaders ont lancé la course très tôt. J’ai géré mes efforts”.
Avant, finalement, de réaliser un gros final et de remporter le sprint pour la place de 4, dans les rues d’Eibar, là-même où le départ avait été donné quatre heures et demie plus tôt. “C’est vraiment dommage qu’on ne joue que cet accessit. Je n’ai pas pu partir alors que je ne joue plus rien au général, on ne m’a pas laissé y aller. Et juste après, ils ont laissé filer (Javier) Romo… C’est à ne rien y comprendre”, lâche-t-il, non sans ironie et déception. Le garçon n’aurait-il pas désormais la pancarte ? “Ils pourraient quand même être plus malins. Pourquoi on m’a sauté dessus ? Je ne sais pas…”.
« POSITIF POUR L’AMSTEL »
Malgré cette frustration quant au scénario de la course, Kévin Vauquelin est satisfait d’avoir pu se “rassurer sur une étape assez difficile”, remportée (encore) par un certain Paul Seixas. De bon augure avant les Ardennaises où il sera très ambitieux. “C’est plutôt bien, les sensations étaient bonnes dans les plus forts pourcentages, même si ce n’est pas trop à mon avantage à la base. Je suis plutôt satisfait, même s’il me manque encore un petit truc pour être un poil plus incisif. Mais globalement, ça peut être positif pour l’Amstel notamment”.
Ce samedi, la pluie devrait s’inviter lors de la sixième et dernière étape. “Ce pourrait encore être un petit bordel. La pluie pourrait m’arranger mais il faudra être attentif aux chutes. On sait que quand il pleut sur une route où il n’a pas plu depuis longtemps, ça peut être dangereux”.
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